Jens Spahn a présenté sa démission de la tête du groupe parlementaire CDU/CSU le 18 juillet 2026 après que le chancelier Friedrich Merz lui a demandé de se retirer par téléphone.
La gestation pour autrui est illégale en Allemagne en vertu de la loi sur la protection des embryons ; la CDU a réaffirmé son opposition lors d'un congrès du parti en février 2026, et Spahn lui-même s'était prononcé à plusieurs reprises contre cette pratique.
L'ancien porte-parole de la CDU pour la politique intérieure, Wolfgang Bosbach, a déclaré que le problème concernait la crédibilité politique, tandis que le ministre délégué à la Famille, Michael Brand, a accusé Spahn de « comportement peu fiable » le 16 juillet.
L'affaire ajoute de la pression avant les élections de septembre en Saxe-Anhalt, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Berlin, où l'AfD d'extrême droite est en tête des sondages dans deux des trois Länder.
Merz travaillera avec le chef de la CSU, Markus Söder, pour nommer un remplaçant ; les successeurs potentiels incluent Thorsten Frei, Alexander Dobrindt, Carsten Linnemann et Nina Warken.
Jens Spahn, 46 ans, chef du groupe parlementaire CDU/CSU, a démissionné samedi 18 juillet 2026 après une semaine de critiques croissantes concernant son recours à une mère porteuse aux États-Unis. Le chancelier Friedrich Merz avait appelé Spahn plus tôt dans la journée et lui avait demandé de se retirer, selon le tabloïd Bild. Dans une lettre aux collègues obtenue par ARD, Spahn a écrit qu'il avait réalisé que son bonheur personnel de fonder une famille avec son mari était incompatible avec sa fonction politique. Merz a ensuite qualifié la démission de « juste » et « inévitable », ajoutant que « la crédibilité est le bien le plus précieux en politique ».
« J'ai réalisé que mon bonheur personnel de fonder une famille avec mon mari et de devenir père est incompatible avec ma fonction politique. »
La controverse a éclaté mercredi 15 juillet, lorsque Spahn et son mari Daniel Funke ont annoncé sur Instagram la naissance de leur fils Georg via une mère porteuse aux États-Unis. La gestation pour autrui est interdite en Allemagne par la loi sur la protection des embryons, et la CDU/CSU s'est toujours opposée à toute légalisation. Spahn lui-même, en tant qu'ancien ministre de la Santé et chef de groupe parlementaire, s'était prononcé à plusieurs reprises contre cette pratique, la qualifiant un jour d'« utérus loué ». Fin octobre 2025, une commission parlementaire avait été créée pour examiner une éventuelle légalisation de la GPA altruiste, et Spahn avait de nouveau exprimé son opposition. La CDU avait réaffirmé sa position lors d'un congrès du parti en février 2026.
« Jens Spahn se place au-dessus de la loi allemande. »
Les réactions ont été immédiates. Jeudi 16 juillet, le ministre délégué à la Famille, Michael Brand, a publiquement accusé Spahn de « comportement peu fiable ». L'ancien porte-parole de la CDU pour la politique intérieure, Wolfgang Bosbach, a déclaré à n-tv que le problème ne concernait pas le bonheur personnel mais la crédibilité politique, et que les hommes politiques ne devaient pas donner l'impression d'avoir plus de droits que les citoyens ordinaires. Lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron à Augustusburg vendredi, Merz a refusé de défendre Spahn, déclarant seulement qu'il n'y avait aucune raison de modifier la loi et que l'affaire serait discutée par la direction du parti lundi. L'affaire a éclipsé la rencontre franco-allemande, qui avait réuni dix ministres français à Brühl, près de Cologne.
« Il ne s'agit pas ici du bonheur personnel de la famille Spahn, mais de la crédibilité de la politique. Elle ne peut pas donner l'impression que les hommes politiques ont plus de droits que les autres. »
La démission intervient à un moment délicat pour les conservateurs. Trois élections régionales sont prévues en septembre 2026 en Saxe-Anhalt, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et à Berlin. Le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) est en tête des sondages dans les deux premiers Länder, tandis qu'à Berlin, le candidat de la CDU et bourgmestre-gouverneur sortant s'était déjà retiré de la course en raison de scandales et d'une mauvaise gestion d'une panne d'électricité hivernale et d'une récente canicule. Les sondages fédéraux montrent une baisse des chiffres de la CDU, qui talonne l'AfD dans certaines enquêtes. L'affaire Spahn a renforcé les inquiétudes au sein du parti quant à un écart entre le discours et la réalité qui pourrait encore éroder la confiance des électeurs.
Merz a annoncé que le processus de remplacement de Spahn commencerait immédiatement, en coordination avec le chef de la CSU, Markus Söder. Parmi les noms qui circulent comme successeurs potentiels figurent Thorsten Frei, chef de la Chancellerie ; Alexander Dobrindt, ministre de l'Intérieur de la CSU ; Carsten Linnemann, secrétaire général de la CDU ; Nina Warken, ministre de la Santé de la CDU ; Michael Brand, ministre délégué à la Famille ; et Günter Krings, chef adjoint du groupe parlementaire. Le présidium de la CDU devait discuter de la question lundi 20 juillet, mais la démission de Spahn a anticipé cette réunion. Merz devrait revenir sur l'affaire lors de son traditionnel entretien télévisé d'été dimanche depuis sa ville natale du Sauerland.
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Le chef du groupe parlementaire conservateur allemand a démissionné samedi après que sa décision d'avoir un enfant par mère porteuse aux États-Unis soit entrée en conflit avec l'opposition de longue date de son parti à cette pratique.
Texte IA fondé sur les articles de ΣΚΑΪ, Deutsche Welle, Ειδήσεις et d’autres médias. Publié .