Le Pentagone a annoncé jeudi qu'il diffuserait en direct l'exécution par peloton d'exécution de Nidal Malik Hasan, prévue le 3 décembre. Il a été condamné pour avoir tué 13 personnes à Fort Hood en 2009.
Des spécialistes de la peine de mort interrogés par Reuters ont déclaré ne pas avoir connaissance d'une exécution légale antérieure ayant été diffusée en direct ou retransmise auprès d'un public.
Le sénateur Thom Tillis a qualifié le projet d'« au-delà du dégoûtant », tandis qu'un porte-parole de l'ONU l'a jugé « abominable » et a déclaré qu'il pourrait violer la convention contre la torture.
Amnesty a recensé 2 700 exécutions dans 17 pays l'an dernier, l'Iran ayant procédé à 11 exécutions publiques et l'Afghanistan à six.
Le Pentagone a annoncé jeudi qu'il diffuserait en direct l'exécution par peloton d'exécution de Nidal Malik Hasan, prévue le 3 décembre. Cet ancien psychiatre de l'armée a été condamné pour avoir tué 13 personnes et blessé 32 autres lors d'une fusillade en 2009 à Fort Hood, au Texas. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a annoncé le projet, et des responsables ont indiqué que d'autres détails suivraient. La veille, Hegseth avait déclaré :
« Nous veillerons à ce que les gens puissent le regarder, à ce que ce soit public. »
Un porte-parole du Pentagone a déclaré lundi que le président Donald Trump avait approuvé la condamnation à mort par peloton d'exécution. Hasan est entré dans un bâtiment médical le 5 novembre 2009 et a ouvert le feu avec un pistolet. Reuters rapporte que l'exécution serait la première par peloton d'exécution de l'armée américaine depuis 1945, et des spécialistes de la peine de mort ont déclaré ne pas avoir connaissance d'une exécution légale antérieure ayant été diffusée en direct ou retransmise auprès d'un public.
Trump n'a pas commenté publiquement le projet de diffusion en direct. Lors d'un événement à la Maison-Blanche vendredi, il a déclaré que Hasan serait exécuté par peloton d'exécution, le qualifiant de « maniaque », sans faire de commentaire sur la diffusion. La Maison-Blanche a renvoyé toutes les questions au Pentagone. Le vice-président JD Vance a déclaré aux journalistes à Cincinnati qu'il ne savait pas si la diffusion en direct aurait lieu :
« Je ne sais pas si cela va réellement se produire. »
Vance a ajouté que si la diffusion avait lieu, « je ne vais pas la regarder ». Le sénateur républicain Thom Tillis, de Caroline du Nord, critique fréquent de Trump qui ne se représente pas, a qualifié l'idée d'« au-delà du dégoûtant » dans un message sur les réseaux sociaux :
« Les exécutions publiques, c'est ce que font les dictatures oppressives comme l'Iran et l'Afghanistan »
Un porte-parole de l'ONU à New York a qualifié le projet d'« abominable » et a déclaré que la diffusion en direct de l'exécution équivalait à une exécution publique et pourrait violer la convention contre la torture. D'anciens responsables américains ont déclaré qu'une diffusion en direct fournirait aux terroristes un outil de recrutement, et un haut évêque catholique américain a qualifié le projet de « barbare ».
Les experts voient peu de moyens de contester le projet. Brenner Fissell, professeur de droit à l'université Villanova spécialisé dans la justice militaire, a déclaré que, hormis Hasan, il n'était pas sûr que quiconque ait qualité pour agir afin d'empêcher une diffusion en direct. Les règlements de l'armée stipulent qu'« aucune personne de moins de 18 ans ne peut assister » à une exécution militaire, et Fissell soutient qu'une diffusion en direct pourrait violer l'esprit de cette règle :
« Je pense que cela viole l'esprit du règlement. »
Fissell a déclaré que les règlements n'avaient pas été rédigés pour envisager des témoins en dehors du lieu même d'une exécution. Eugene R. Fidell, chargé de cours en droit militaire à la faculté de droit de Yale, a déclaré que Hasan aurait qualité pour s'opposer par une requête en habeas corpus devant un tribunal fédéral de district, mais qu'il voyait là un contentieux très improbable fondé sur l'argument d'enfants regardant en ligne.
Amnesty International a recensé 2 700 exécutions dans 17 pays dans son dernier décompte, et seuls deux de ces pays ont appliqué la peine de mort en public. L'Iran a exécuté 11 personnes publiquement et l'Afghanistan en a tué six. L'Iran arrive en tête du rapport avec 2 159 exécutions, même si peu ont eu lieu en public. Amnesty a signalé au moins neuf exécutions publiques au Yémen en 2021 et a indiqué que l'Arabie saoudite avait procédé à des exécutions publiques par le passé, mais pas ces dernières années.
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Reuters a noté que la pendaison en 2006 de l'ancien dirigeant irakien Saddam Hussein avait été vue dans le monde entier par des enregistrements diffusés en ligne et par des chaînes de télévision, sans avoir été montrée en direct. Le Pentagone a indiqué qu'il fournirait davantage de détails sur la diffusion en direct, et l'exécution est prévue le 3 décembre sur la base texane où la fusillade a eu lieu.
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L'exécution par peloton d'exécution de Nidal Malik Hasan, prévue le 3 décembre, serait diffusée en direct, ce qui constituerait, selon des spécialistes de la peine de mort, la première diffusion connue d'une exécution légale. L'ONU et le sénateur républicain Thom Tillis figurent parmi les critiques.
Texte IA fondé sur les articles de AP NEWS et Reuters. Modifié .