Un tribunal d'Istanbul a condamné l'humoriste de 32 ans Deniz Goktas à 19 mois et 10 jours de prison pour outrage au président Recep Tayyip Erdogan et aux valeurs religieuses.
Les juges ont ordonné la libération de Goktas dans l'attente de l'appel le 28 septembre 2026 après que l'humoriste a passé 88 jours à la prison de haute sécurité de Karatepe.
Les accusations découlent du spectacle Dead Sea, que Goktas a présenté 197 fois avant que sa mise en ligne en juin 2026 sur YouTube ne génère plus de 9,5 millions de vues.
Le tribunal a reçu 185 plaintes soumises via le système présidentiel, que Goktas a affirmé avoir été organisées par des réseaux de trolls Telegram.
Lundi, un tribunal d'Istanbul situé au palais de justice de Çağlayan a condamné l'humoriste turc de 32 ans Deniz Goktas à une peine de prison cumulée de 19 mois et 10 jours. Le tribunal a reconnu Goktas coupable d'outrage au président Recep Tayyip Erdogan, ce qui a conduit à une peine de 11 mois et 20 jours, ainsi que d'outrage aux valeurs religieuses et d'incitation publique à la haine, ajoutant 7 mois et 15 jours. Les juges ont acquitté l'humoriste d'une troisième accusation d'éloge de crimes et de criminels. En raison des règles locales de détermination de la peine, les courtes peines d'emprisonnement en Turquie n'exigent généralement pas d'incarcération immédiate, le tribunal a ordonné la libération de Goktas dans l'attente de l'appel. Des dizaines de partisans se sont rassemblés lundi devant le palais de justice pour demander sa libération, tandis que d'autres suivaient les débats depuis une salle adjacente via un écran vidéo.
Les poursuites découlent du spectacle de stand-up de Goktas intitulé Dead Sea (Olu Deniz), enregistré en juin au théâtre en plein air Harbiye Cemil Topuzlu à Istanbul. Goktas avait auparavant présenté ce spectacle 197 fois en trois ans devant plus de 100 000 spectateurs à travers la Turquie sans incident juridique. La controverse a pris de l'ampleur après que l'enregistrement a été mis en ligne sur YouTube, où il a accumulé entre 9,5 et 15 millions de vues, selon des sources divergentes. Le bureau présidentiel d'Erdogan a reçu 185 plaintes via son système de signalement officiel après la diffusion de courts extraits sur les réseaux sociaux. Pendant le spectacle, Goktas a qualifié Erdogan d'être passé d'un dictateur timide à un dictateur confiant dans son identité, tout en plaisantant sur le Coran et le maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu.
Dans sa défense devant le tribunal, Goktas a soutenu que sa prestation constituait une satire politique légitime et a affirmé que la réaction en ligne était orchestrée par des comptes numériques coordonnés plutôt qu'une réaction authentique du public.
« Les réactions dirigées contre moi et mon spectacle ne sont pas du tout organiques. L'agenda des réseaux sociaux est déterminé par des comptes trolls dans des groupes Telegram qui s'organisent pour attaquer la même personne simultanément. Ce qui est arrivé à mon spectacle n'est rien de plus qu'une campagne de lynchage organisée. »
Goktas a passé 88 jours à la prison de haute sécurité de Karatepe dans la province de Tekirdag après son arrestation le 3 juillet à l'aéroport d'Istanbul alors qu'il revenait de vacances. L'humoriste a déclaré au tribunal que les autorités l'avaient détenu dans une cellule isolée sans lumière du jour et avaient limité ses contacts familiaux à un appel téléphonique de dix minutes par semaine. Il a noté lors des débats que la satire politique existait depuis longtemps en Turquie sans que les lois sur l'outrage aient été modifiées, affirmant que les dirigeants politiques étaient devenus intolérants à l'humour public.
Les poursuites contre Goktas se sont déroulées parallèlement à d'autres actions judiciaires impliquant des personnalités politiques et des artistes en Turquie. Le maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, principal rival politique d'Erdogan, est emprisonné depuis mars de l'année dernière pour des accusations de corruption. De plus, des centaines de responsables municipaux et de maires du principal parti d'opposition turc font face à des procès pour corruption, tandis que l'ancien dirigeant du parti a été évincé par décision de justice. Le gouvernement turc affirme que les tribunaux nationaux fonctionnent indépendamment de toute pression politique. Parallèlement, d'autres artistes, dont l'humoriste basé à Ankara Salih Tiras, demandent de plus en plus au public de ne pas filmer les spectacles de comédie en direct.
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Un tribunal d'Istanbul a condamné l'humoriste de 32 ans Deniz Goktas à 19 mois de prison pour outrage au président Recep Tayyip Erdogan et aux valeurs religieuses, ordonnant sa libération après 88 jours de détention.
Texte IA fondé sur les articles de N-tv, de Volkskrant, europa press et d’autres médias. Publié .