Le ministre de la Justice et de la Sécurité David van Weel a survécu à une motion de censure le 24 septembre 2026 après avoir présenté des excuses pour avoir contesté les chiffres d'audit.
La Cour des comptes a constaté que 10 000 rapports de crimes graves en 2024 n'ont pas été enquêtés, dont 5 500 infractions violentes et 200 infractions sexuelles.
Le président de la Cour des comptes Pieter Duisenberg a déclaré que seulement 10 % des dossiers non traités étaient des signalements informels, contredisant l'affirmation de Van Weel selon laquelle ils représentaient plus de la moitié.
Le débat a mis sous pression la coalition minoritaire du Premier ministre Rob Jetten (D66, VVD, CDA), qui dépend du soutien de l'opposition pour maintenir ses ministres.

Le ministre néerlandais de la Justice et de la Sécurité David van Weel a survécu à une motion de censure à la Chambre des représentants tard jeudi soir après un débat d'urgence sur les rapports de police négligés. La confrontation parlementaire faisait suite à un rapport de juin de la Cour des comptes (Algemene Rekenkamer), qui établissait que la police néerlandaise avait laissé environ 10 000 rapports de crimes graves non enquêtés en 2024. Parmi ces dossiers non traités figuraient 5 500 infractions violentes et 200 infractions sexuelles, ainsi que des rapports impliquant la fabrication de drogues dures et la fraude d'identité. L'institution d'audit a constaté que dans au moins 3 000 cas, les enquêtes n'ont pas été poursuivies en raison de pénuries aiguës de capacité et de personnel policiers, tandis que 7 000 cas ont été directement rejetés. Van Weel avait initialement contesté ces conclusions en juin, affirmant que plus de la moitié des dossiers non traités étaient des signalements informels plutôt que des plaintes pénales formelles et que la plupart manquaient de pistes exploitables.
La dispute a refait surface lorsque le président de la Cour des comptes Pieter Duisenberg est apparu sur NPO Radio 1 mardi, déclarant publiquement que le ministre avait induit le Parlement en erreur avec des faits partiels. Une analyse supplémentaire menée par l'institution d'audit a déterminé que les signalements informels ne représentaient que 10 % des cas négligés, ce qui signifie que 90 % étaient des plaintes formelles contenant souvent des pistes exploitables. Duisenberg a expliqué que l'audit avait choisi de s'exprimer publiquement seulement après que des tentatives confidentielles de résoudre le désaccord avec le ministère de la Justice et de la Sécurité avaient échoué.
« Le fait que nous l'écrivions ici signifie que nous avons essayé en coulisses de faire corriger cela. Cela n'a pas réussi. »
Lors du débat de jeudi, Van Weel a présenté à plusieurs reprises ses excuses aux parlementaires pour avoir minimisé les conclusions et centré le débat sur la méthodologie plutôt que sur les cas non traités. Il a reconnu qu'il aurait dû s'engager directement avec l'institution d'audit pour établir une évaluation unifiée, tout en insistant sur le fait qu'il n'avait jamais eu l'intention de tromper la législature. Dans une lettre envoyée à la Chambre des représentants avant le débat, le ministre a maintenu que la différence de chiffres résultait de méthodes de classification divergentes utilisées par la police et l'audit pour définir les infractions graves.
« Je n'ai pas induit la Chambre en erreur, et je ne voulais pas l'induire en erreur. »
Les députés de l'opposition de plusieurs factions ont remis en question la crédibilité de Van Weel, notant des cas antérieurs où le ministre avait dû corriger des déclarations publiques, y compris une affirmation inexacte en 2024 concernant un meurtre résolu. Des parlementaires dont Ingrid Coenradie de JA21, Songül Mutluer de Pro, et des représentants de Groep Markuszower, Denk, SP et BBB ont pressé le ministre de dire pourquoi il avait présenté des assertions non vérifiées à la législature. Le débat a mis à l'épreuve la stabilité du cabinet minoritaire du Premier ministre Rob Jetten, composé de D66, VVD et CDA, qui manque d'une majorité parlementaire. Alors que les partenaires de coalition soutenaient le ministre, Van Weel a fait des concessions répétées pour obtenir le soutien nécessaire pour survivre au vote.
« La Chambre doit pouvoir faire confiance au ministre pour fournir une image complète et correcte. Une victime doit pouvoir croire qu'un signalement importe. »
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Le ministre de la Justice David van Weel s'est excusé devant le Parlement après avoir contesté une conclusion d'audit selon laquelle la police avait laissé 10 000 rapports de crimes graves non enquêtés en 2024.
Texte IA fondé sur les articles de de Volkskrant, Trouw, NOS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait