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En bref

  • Nayib Bukele a déclaré mardi 13 octobre qu'un plan bénéficierait à environ 50 % des prisonniers ayant collaboré avec les gangs. Les personnes libérées resteraient condamnées et seraient surveillées.

  • Les totaux de détenus rapportés sous le régime d'exception, en vigueur depuis mars 2022, vont de plus de 92 000 à au moins 93 162.

  • Socorro Jurídico affirme qu'au moins 30 000 détenus sont innocents, et des organisations de défense des droits ont documenté plus de 500 décès en détention.

  • Les autorités indiquent qu'environ 8 000 personnes ayant prouvé leur innocence ont été libérées, ce que des membres du cabinet ont décrit comme une marge d'erreur.

San Salvador
San Salvador · Salvador
Comment on en est arrivé là
  1. mars 2022Entrée en vigueur du régime d'exception pour lutter contre la violence des gangs
  2. avril 2026Ibrajim Bukele publie sur X des messages sur une commission indépendante chargée d'examiner les cas de détention
  3. 13 oct.Nayib Bukele déclare qu'un plan de libération anticipée conditionnelle pourrait couvrir environ la moitié des prisonniers détenus pour collaboration avec les gangs

L'annonce

Le président salvadorien Nayib Bukele a déclaré mardi 13 octobre que son gouvernement travaillait à un plan qui bénéficierait à environ la moitié des prisonniers détenus pour collaboration avec les gangs. Il s'exprimait lors d'une conférence de presse à San Salvador, convoquée pour annoncer un accord d'investissement énergétique avec le groupe espagnol Cox. Selon cette proposition, les prisonniers resteraient considérés comme coupables mais pourraient sortir de façon anticipée sous condition, sous surveillance. Nayib Bukele a indiqué que le gouvernement fixait « un critère » pour le « niveau de collaboration », en tenant compte du contexte dans lequel les gangs exerçaient un pouvoir quotidien sur la population.

« Nous avons un plan qui bénéficierait à environ 50 % des prisonniers au Salvador qui ont collaboré avec les gangs, avec une libération anticipée. »

Nayib Bukele, président du Salvador

Pour illustrer les gradations, il a affirmé que quelqu'un qui a aidé à enterrer un corps mériterait une peine bien plus lourde que quelqu'un qui a seulement prévenu d'une approche policière.

« S'il a aidé à enterrer un corps, il mérite presque la perpétuité. »

Nayib Bukele, président du Salvador

Le contexte de la répression

Le régime d'exception est en vigueur depuis mars 2022, lorsque Nayib Bukele l'a instauré pour lutter contre la violence des gangs. Il suspend les garanties constitutionnelles et permet aux autorités de détenir des suspects sans mandat d'arrêt. Les totaux de détenus rapportés vont de plus de 92 000 à au moins 93 162, selon les sources. La criminalité est tombée à un niveau record depuis le début de la campagne, mais des ONG et un groupe d'experts de l'ONU affirment que la répression a entraîné des violations des droits humains. Socorro Jurídico affirme qu'au moins 30 000 innocents ont été emprisonnés, et des organisations de défense des droits ont documenté plus de 500 décès en détention. Les autorités indiquent qu'environ 8 000 personnes ayant prouvé leur innocence ont été libérées jusqu'ici, ce que des membres du cabinet ont décrit comme une « marge d'erreur » du régime.

Chiffres cités dans les articles sur la répressionpersonnes
Détenus sous le régime d'exception (au moins)93 162
Innocents emprisonnés (Socorro Jurídico, au moins)30 000
Innocents libérés (officiel, environ)8 000
Détenus sous le régime d'exception (au moins)
93162 personnes
Innocents emprisonnés (Socorro Jurídico, au moins)
30000 personnes
Innocents libérés (officiel, environ)
8000 personnes

Données tirées du texte de l’article

La question de la commission

Un journaliste a interrogé Nayib Bukele sur des publications que son frère Ibrajim Bukele a faites sur X en avril. Ces publications décrivaient une « commission indépendante » qui examine les cas de détention. Ibrajim Bukele a indiqué que cet organe travaille avec le parquet, le ministère de la Justice et l'administration pénitentiaire, avec la participation du bureau de la première dame. Selon El País, le président a déclaré que cet organe n'est ni les juges ni le parquet prévus par la constitution, mais une sorte de « troisième forme » de justice. Nayib Bukele a défendu l'idée de cet examen en affirmant :

« Nous n'avons pas l'intention de garder en prison une personne qui n'est pas coupable. »

Nayib Bukele, président du Salvador

Abraham Abrego, directeur juridique de l'ONG Cristosal, qui travaille depuis l'exil, a déclaré à l'AFP que l'examen des cas de détenus innocents était une revendication répétée des organisations de défense des droits. Il a averti que la détermination de la culpabilité relève du système judiciaire et non de l'exécutif, et il a contesté l'étiquette de « collaborateurs de gangs » appliquée aux bénéficiaires potentiels, plutôt que la reconnaissance que des innocents sont en prison.

Ce qui reste flou

Nayib Bukele n'a pas précisé quand les libérations anticipées commenceraient, combien de temps durerait l'examen, ni quels critères et quelle base juridique s'appliqueraient. Ibrajim Bukele avait indiqué que des cas arrivaient chaque jour, sans expliquer le mécanisme. L'annonce a suivi un appel du secrétaire d'État américain Marco Rubio, selon le département d'État, portant sur la lutte contre les influences étrangères malveillantes dans la région. Nayib Bukele contrôle la quasi-totalité des pouvoirs de l'État et brigue un troisième mandat aux élections de février.

À suivre dans l’édition du jour

Zacharia quitterait son poste de porte-parole de la Maison-Blanche

Vendredi 16 octobre, Donald Trump a déclaré avoir demandé à Katie Zacharia de reconsidérer son rôle, tandis que le New York Times rapportait qu'elle avait été limogée. Son premier point presse avait duré environ 14 minutes et avait suivi des questions sur ses titres juridiques.

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Sources et contexte

  • N-tvle 14 oct. à 12:34Sous conditions et surveillance : Salvador : le président veut libérer par anticipation les prisonniers liés aux gangsUnter Auflagen und Bewachung: El Salvador: Präsident will Bandenkriminalitäts-Häftlinge frühzeitig entlassen · original en allemand
  • europa pressle 14 oct. à 11:36Bukele propose une « libération conditionnelle » pour environ 50 % des prisonniers...Bukele plantea la "libertad condicional" a cerca del 50% de presos... · original en espagnol
  • ABC TU DIARIO EN ESPAÑOLle 14 oct. à 09:48Bukele évalue la « libération anticipée » de la moitié des 93 000 prisonniers de la guerre anti-gangsBukele evalúa "liberación anticipada" de la mitad de los 93.000 presos de la guerra antipandillas · original en espagnol
  • La Razónle 14 oct. à 08:33Bukele évalue la libération de la moitié des plus de 90 000 prisonniers après un appel de Marco RubioBukele evalúa liberar a la mitad de los más de 90.000 presos tras una llamada de Marco Rubio · original en espagnol
Nayib Bukele
Président du Salvador qui a annoncé le plan de libération anticipée conditionnelle
Ibrajim Bukele
Frère du président qui a publié en avril des messages sur une commission d'examen indépendante
Marco Rubio
Secrétaire d'État américain qui a eu un appel avec Nayib Bukele avant l'annonce

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Publié le 14 oct. à 18:35.

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Fondé sur les articles de

N-tv, europa press, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, La Razón, EL PAÍS

Liste des sources

Gouvernement · San Salvador

Bukele propose une libération anticipée conditionnelle pour environ la moitié des prisonniers détenus pour collaboration avec les gangs

Nayib Bukele a déclaré mardi 13 octobre qu'un plan pourrait libérer sous condition environ la moitié des personnes détenues au Salvador pour collaboration avec les gangs. Des organisations de défense des droits humains affirment que des innocents figurent parmi les plus de 92 000 personnes détenues sous le régime d'exception.

San Salvador

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Texte IA fondé sur les articles de N-tv, europa press, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL et d’autres médias. Publié le 14 oct. à 18:35.

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