En bref
Andy Burnham a été nommé 59e Premier ministre du Royaume-Uni le 20 juillet 2026, devenant ainsi le septième titulaire du poste depuis le référendum sur le Brexit de 2016.
Dans son premier discours devant le 10 Downing Street, Burnham a promis des mesures immédiates pour réduire le coût de la vie, les premières actions devant être approuvées dès le mardi 21 juillet.
L'OCDE prévoit une croissance du PIB du Royaume-Uni de 0,9 % en 2026 et de 1,1 % en 2027, tandis que l'inflation s'élevait à 3 % en mai, au-dessus de l'objectif de 2 % de la Banque d'Angleterre, ce qui limite la marge de manœuvre budgétaire de Burnham.
La sélection du prochain chancelier de l'Échiquier est la décision ministérielle la plus attendue, le ministre de la Sécurité énergétique Ed Miliband étant considéré comme le favori malgré l'opposition des syndicats ; la secrétaire générale d'Unite, Sharon Graham, a averti que sa nomination serait 'mettre un nœud coulant autour du cou de la création d'emplois'.
Burnham a admis que la génération politique actuelle 'n'a pas été à la hauteur de la tâche' et a appelé à une politique plus stable et responsable, tandis que le Premier ministre sortant Keir Starmer a déclaré que le Royaume-Uni était 'plus fort et plus sûr qu'il y a deux ans'.
- 15 juil.Les dernières questions au Premier ministre de Keir Starmer
- 17 juil.Andy Burnham élu chef du parti travailliste
- 20 juil.Burnham nommé Premier ministre par le roi Charles III
La porte tournante du 10 Downing Street
Andy Burnham a été officiellement nommé Premier ministre du Royaume-Uni lundi matin après avoir été reçu par le roi Charles III au palais de Buckingham. Il est la septième personne à occuper ce poste depuis le référendum sur le Brexit de 2016, un roulement dont la dirigeante conservatrice Kemi Badenoch avait averti le parti travailliste lors de la dernière séance de questions au Premier ministre de Starmer le mercredi précédent. L'arrivée de Burnham à Downing Street, accompagné de son épouse Marie-France van Heel, a été accueillie par des applaudissements de la part des amis et de la famille rassemblés devant la célèbre porte noire.
Du 'roi du nord' au Premier ministre
Burnham, 56 ans, a construit son autorité politique non pas à Westminster mais en tant que maire du Grand Manchester, un rôle qui lui a valu le surnom de 'roi du nord' pendant la pandémie. Il est retourné à la Chambre des communes grâce à une élection partielle soigneusement orchestrée à Makerfield après la démission de Keir Starmer le mois dernier, et vendredi, il a été élu chef du parti travailliste avec un soutien quasi unanime des députés, des syndicats et des sections locales du parti. Né à Aintree en 1970 dans une famille catholique ouvrière, il a étudié la littérature anglaise à Cambridge, où il a rencontré sa femme néerlandaise, et a été député de Leigh à partir de 2001 avant d'occuper trois postes ministériels sous Tony Blair et Gordon Brown.
Engagements immédiats et une économie fragile
Dans son premier discours devant le 10 Downing Street, Burnham a déclaré que le gouvernement approuverait des mesures immédiates mardi pour atténuer la crise du coût de la vie, dans le cadre d'un plan plus large qui sera finalisé plus tard cette année avec des réformes pour la prochaine décennie. Il a promis de construire 'une nouvelle économie' et de réindustrialiser le pays. L'héritage économique est difficile : l'OCDE prévoit une croissance du PIB de seulement 0,9 % cette année et de 1,1 % en 2027, tandis que l'inflation est restée à 3 % en mai, au-dessus de l'objectif de 2 % de la Banque d'Angleterre.
- Croissance du PIB 2026
- 0.9 %
- Croissance du PIB 2027
- 1.1 %
- Inflation (mai 2026)
- 3 %
Données tirées du texte de l’article
« Sa capacité à émettre plus de dette ou à augmenter les impôts est très limitée, et il doit transmettre la confiance aux marchés. »
La bataille pour le Trésor
La décision la plus importante du cabinet est le choix du chancelier de l'Échiquier. La titulaire actuelle, Rachel Reeves, devrait être remplacée. Le ministre de la Sécurité énergétique, Ed Miliband, un ami proche de Burnham qui a contribué à forcer la démission de Starmer, est un candidat de premier plan, mais sa réputation perçue comme hostile aux entreprises a suscité des critiques de la part des syndicats. La secrétaire générale d'Unite, Sharon Graham, a déclaré au Observer que nommer Miliband serait 'mettre un nœud coulant autour du cou de la création d'emplois'. Shabana Mahmood a également été mentionnée comme une alternative possible.
Le départ de Starmer et le ton de Burnham
Keir Starmer, quittant Downing Street avec son épouse Victoria, a déclaré être fier de ses réalisations et que 'le Royaume-Uni est aujourd'hui un pays plus fort et plus sûr qu'il y a deux ans'. Burnham a adopté un ton plus sombre, reconnaissant que la classe politique 'n'a pas été à la hauteur de la tâche' et que les Britanniques en ont 'assez' de la politique. Il a présenté son mandat comme un moment de réflexion, non de triomphalisme, et a déclaré que seule la stabilité politique pouvait apporter des améliorations. 'J'ai un plan', a-t-il déclaré vendredi, promettant de vaincre la nouvelle droite britannique avec une stratégie fondée sur l'unité.