Le député Michał Woś a été convoqué les 28 mai, 30 juin, 6 juillet et 14 juillet 2026. Les trois dernières absences ont été considérées comme non justifiées, ce qui a motivé la demande de détention.
Le parquet affirme que Mejza a causé une disposition préjudiciable de 66 250 PLN, avec un préjudice réel de 49 687,50 PLN, bien qu'un rapport fasse état de pertes supérieures à 100 000 PLN.
Woś a renoncé à son immunité formelle le 4 mai 2026 mais conserve son immunité personnelle. Mejza bénéficie toujours de la pleine immunité parlementaire ; les deux cas nécessitent des votes séparés de la Diète.
L'enquête concerne le mandat de Woś en tant que vice-ministre de la Justice (2021-2023), notamment les grades d'officier, les nominations, un poste de conseiller et un appartement à Varsovie pour ce conseiller.
Les accusations portent sur deux programmes de formation, « Lubuskie Bony Rozwojowe » et « Lubuskie Bony Szkoleniowe », menés entre 2019 et 2021 et cofinancés par l'Union européenne.
Le procureur général Waldemar Żurek a remis deux demandes distinctes au président de la Diète, Włodzimierz Czarzasty, le 23 juillet 2026. L'une demande l'autorisation de détenir et d'amener de force le député Michał Woś (PiS) devant les procureurs, tandis que l'autre vise à lever l'immunité parlementaire du député Łukasz Mejza afin que les poursuites pénales à son encontre puissent avancer. Les deux enquêtes sont menées par le parquet régional de Poznań.
La porte-parole du procureur général, Anna Adamiak, a confirmé les dépôts dans un communiqué publié jeudi.
Michał Woś avait déjà renoncé à son immunité formelle le 4 mai 2026, consentant à la responsabilité pénale. Cela a permis aux procureurs de rendre une décision de mise en examen et de le convoquer pour une audition en tant que suspect. La première convocation était fixée au 28 mai, mais comme Woś a reçu l'avis un jour plus tard, son absence a été considérée comme excusée.
Trois autres dates ont suivi : les 30 juin, 6 juillet et 14 juillet. Les procureurs affirment que Woś a récupéré en personne les trois convocations le 22 juin. Il ne s'est présenté à aucune des dates et n'a fourni aucune justification. Il a également envoyé des lettres demandant le transfert de la procédure à un autre parquet, demande que le procureur a refusée. Selon le parquet, Woś a ensuite refusé d'accepter une décision de suivi remise par des policiers et a ignoré les appels téléphoniques.
« L'analyse de son comportement indique une obstruction délibérée et intentionnelle de la procédure. »
L'immunité personnelle protège toujours un député de la détention même après la levée de l'immunité formelle. Comme une cinquième convocation serait probablement ignorée, le procureur a décidé que seule la détention et l'escorte obligatoire permettraient de notifier officiellement l'accusation et de procéder à l'interrogatoire.
Les enquêteurs soupçonnent qu'entre 2021 et 2023, alors qu'il était vice-ministre de la Justice chargé de la supervision de l'administration pénitentiaire, Woś a outrepassé ses pouvoirs et manqué à ses devoirs. L'enquête porte sur l'attribution anticipée de grades d'officier à des personnes ne répondant pas aux critères légaux, des nominations contournant les procédures requises, l'approbation d'un poste de conseiller au sein de l'administration pénitentiaire, l'attribution d'un appartement à Varsovie à ce conseiller, et la création d'un quatrième poste de directeur général adjoint à l'administration pénitentiaire que le parquet juge non justifié par les besoins du service.
Woś a précédemment rejeté ces allégations comme étant politiquement motivées.
Les procureurs veulent inculper Łukasz Mejza de trois infractions : escroquerie, certification de faussetés dans des documents et fraude aux subventions. L'affaire concerne des projets de formation en e-learning destinés aux employés de micro, petites et moyennes entreprises, financés en partie par l'UE et menés entre 2019 et 2021.
Les deux programmes nommés dans les dépôts sont « Lubuskie Bony Rozwojowe w subregionie zielonogórskim - edycja II » et « Lubuskie Bony Szkoleniowe w subregionie gorzowskim - edycja II ». Ils étaient administrés par la voïvodie de Lubusz et mis en œuvre par l'Agence de développement régional de Zielona Góra (ARR) et la Chambre occidentale de l'industrie et du commerce de Gorzów Wielkopolski.
Les enquêteurs allèguent qu'entre mars et août 2020, Mejza, opérant sous le nom commercial « Future Wolves Łukasz Mejza », a agi avec une autre personne pour induire l'ARR en erreur sur la manière dont les contributions propres des participants étaient financées et sur les règles de recrutement. De fausses informations auraient également été inscrites dans des factures soumises pour des coûts qui n'auraient pas dû être remboursés.
L'ARR aurait subi une disposition préjudiciable de biens d'une valeur de 66 250 PLN, avec un préjudice réel de 49 687,50 PLN. Un rapport distinct fait état de pertes supérieures à 100 000 PLN.
« Les preuves recueillies dans cette affaire ont fourni un soupçon suffisamment fondé que le député a commis trois actes distincts, chacun remplissant les éléments constitutifs d'escroquerie, de certification de faussetés dans un document et de fraude aux subventions. »
Tant que la Diète n'aura pas voté la levée d'immunité de Mejza, ou que Mejza n'y aura pas renoncé lui-même, les procureurs ne peuvent pas l'inculper formellement. Le même lot de dépôts comprenait également une demande concernant le député PiS Michał Woś.
Les deux demandes sont désormais entre les mains du président de la Diète. La Chambre devra programmer des votes sur la levée d'immunité de Mejza et sur le consentement à la détention de Woś. Le parquet a clairement indiqué que ces deux étapes sont des portes procédurales ; sans vote, aucune des deux affaires ne peut passer à la phase de mise en examen formelle.
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Le 23 juillet 2026, le procureur général Waldemar Żurek a déposé deux demandes auprès de la Diète : l'une pour détenir et amener de force le député PiS Michał Woś après qu'il a ignoré quatre convocations, et l'autre pour lever l'immunité de l'ancien député PiS Łukasz Mejza dans le cadre de projets de formation financés par l'UE.
Texte IA fondé sur les articles de Wprost, Do Rzeczy, FAKT24.pl et d’autres médias. Publié .