Une frappe de drone a déchiré un trou dans le mur d'une salle des turbines du réacteur numéro six de la centrale nucléaire de Zaporijjia, sans fuite de radiation détectée.
Le chef de l'AIEA, Rafael Grossi, a qualifié l'incident de menace grave pour la sûreté nucléaire et a déclaré que les experts sur place ont demandé l'accès au bâtiment endommagé.
Rosatom, la société nucléaire d'État russe, a accusé l'Ukraine d'une attaque de drone délibérée guidée par fibre optique, tandis que Kiev a rejeté cette affirmation comme un « coup de propagande » et un « chantage nucléaire ».
L'incident s'inscrit dans un échange plus large d'attaques de drones, la Russie signalant des frappes sur ses infrastructures pétrolières et l'Ukraine signalant un incendie dans un dépôt de messagerie à Dnipro.
Les autorités russes dans la péninsule de Crimée occupée ont limité les ventes d'essence à 20 litres par personne et par jour en raison d'une pénurie de carburant, provoquant des files d'attente dans les stations.
Un drone a frappé la salle des turbines du réacteur numéro six de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, samedi, déchirant un trou dans le mur du bâtiment. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui dispose d'une équipe stationnée sur le site occupé par la Russie, a confirmé les dégâts et signalé qu'aucune augmentation des niveaux de radiation n'avait été mesurée. L'AIEA a déclaré qu'il s'agissait de la première attaque de drone sur le terrain de la centrale depuis avril 2024.
« Attaquer une installation nucléaire, c'est jouer avec le feu. »
La société nucléaire d'État russe, Rosatom, et son chef, Alexeï Likhatchev, ont accusé l'Ukraine d'une attaque délibérée, affirmant que le drone était guidé par un câble à fibre optique, ce qui excluait une frappe accidentelle. L'armée ukrainienne et le ministère des Affaires étrangères ont fermement nié les accusations, les qualifiant de « coup de propagande » et de tentative de « chantage nucléaire ». Kiev a fait valoir qu'il serait illogique d'attaquer une installation sur son propre territoire qu'elle entend reprendre sous son contrôle.
« Il est incompréhensible pourquoi l'Ukraine attaquerait une centrale sur son propre territoire qu'elle veut ramener sous son contrôle. »
Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a exprimé une vive inquiétude, qualifiant l'incident de grave, mettant en danger les principes fondamentaux de la sûreté nucléaire. Les experts de l'AIEA sur place ont demandé l'accès au bâtiment touché pour procéder à une évaluation complète. L'agence a réitéré son appel à un arrêt immédiat de toutes les attaques contre ou depuis la centrale afin d'éviter un accident nucléaire.
L'incident s'est produit au milieu d'une série de frappes de drones signalées profondément à l'intérieur des deux pays. La Russie a signalé que des drones ukrainiens ont attaqué des installations industrielles et énergétiques dans plusieurs régions, notamment à Kirov, à plus de 1 300 kilomètres du territoire contrôlé par l'Ukraine. Des incendies ont été signalés dans un dépôt pétrolier à Armavir, dans la région de Krasnodar, et un pétrolier et un port à Taganrog, sur la mer d'Azov, ont été touchés, faisant deux blessés. En Ukraine, une frappe de drone russe a incendié une succursale de la société de messagerie Nova Poshta à Dnipro, incitant le président Volodymyr Zelensky à réclamer davantage de soutien en matière de défense aérienne.
« Ces attaques doivent cesser. »
Dans la péninsule de Crimée occupée, une pénurie de carburant a conduit au rationnement de l'essence AI-95 à 20 litres par personne et par jour, à partir de samedi. Les médias locaux ont fait état de longues files d'attente dans les stations-service, et la vente de coupons de carburant aux clients individuels a été suspendue. Le gouverneur installé par la Russie à Sébastopol, Mikhaïl Razvozhaev, a déclaré que les approvisionnements en carburant seraient augmentés et que les services d'urgence disposaient de réserves suffisantes.
Zaporijjia, la plus grande centrale nucléaire d'Europe avec six réacteurs et une capacité nominale de 6 000 mégawatts, est sous contrôle russe depuis mars 2022. Tous les réacteurs sont à l'arrêt, mais la centrale nécessite toujours de l'électricité externe pour ses systèmes de refroidissement et de sécurité. Le fleuve Dniepr, qui sépare les forces russes et ukrainiennes, coule à proximité.
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Une frappe de drone a endommagé une salle des turbines de la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par la Russie, incitant l'AIEA à exiger un accès immédiat et à mettre en garde contre une catastrophe nucléaire potentielle, tandis que Moscou et Kiev échangent des accusations.
Texte IA fondé sur les articles de N-tv, newsORF.at, DIE WELT et d’autres médias. Publié .