En bref
54,9 % des électeurs hambourgeois ont rejeté une candidature olympique pour 2036, 2040 ou 2044, avec une participation de 49,5 % et aucun district votant en faveur.
Le premier bourgmestre Peter Tschentscher a informé la DOSB et le représentant du CIO Michael Mronz que Hambourg retire sa candidature, qualifiant le vote de contraignant.
Munich, la région Rhin-Ruhr et Berlin sont désormais les seuls prétendants ; la DOSB sélectionnera le candidat allemand le 26 septembre.
Die Linke et l'AfD ont célébré et exigé des démissions, tandis que les chefs d'entreprise ont déploré une occasion perdue de croissance et de visibilité mondiale.
Hambourg avait déjà voté contre une candidature olympique pour 2024 en 2015 avec 51,6 % d'opposition ; le « Non » de dimanche à 54,9 % marque une réprimande plus forte.
- 29 nov.Hambourg vote contre la candidature olympique pour 2024 (51,6 % de Non).
- 31 maiHambourg vote contre la candidature pour 2036-2044 (54,9 % de Non), se retire de la course nationale.
- 26 sept.La DOSB doit sélectionner la ville candidate allemande parmi Munich, la région Rhin-Ruhr et Berlin.
Hambourg s'est définitivement exclu de la course à l'organisation de futurs Jeux olympiques d'été, avec 54,9 % des électeurs opposés à une candidature lors d'un référendum municipal. Le résultat, annoncé dimanche soir, marque la deuxième fois en onze ans que les habitants de la ville hanséatique rejettent la perspective d'accueillir les Jeux, après un vote similaire contre une candidature pour 2024 en 2015. La participation a atteint 49,5 %, avec environ 1,3 million de résidents âgés de 16 ans et plus éligibles pour voter. Fait notable, pas un seul des sept districts de Hambourg n'a enregistré une majorité en faveur de la candidature.
Répercussions politiques immédiates
Le premier bourgmestre de Hambourg, Peter Tschentscher (SPD), a rapidement reconnu le résultat contraignant, déclarant avoir informé la Confédération allemande des sports olympiques (DOSB) et le représentant allemand du CIO que la ville retirait sa candidature.
« Le vote contre la candidature est contraignant pour le Sénat. Je regrette cette décision, mais je viens d'informer le président de la Confédération allemande des sports olympiques que Hambourg ne maintiendra pas sa candidature pour les Jeux olympiques et paralympiques. »
L'opposition célèbre et exige des conséquences
La faction Die Linke a célébré le résultat comme une victoire contre une campagne pro-olympique coûteuse. La co-cheffe Heike Sudmann a qualifié les efforts du Sénat de « campagne arrogante et déloyale » qui a divisé la ville avec « du chantage moral et des menaces ».
« C'est un résultat fort et une bonne décision pour toute la ville. Les Hambourgeois ne se sont pas laissés aveugler par le Sénat et sa colossale bataille de propagande olympique. »
Le monde des affaires déplore une occasion perdue
Les associations d'entreprises de Hambourg ont exprimé une profonde déception. Norbert Aust, président de la Chambre de commerce de Hambourg, a soutenu que les Jeux auraient offert des opportunités majeures en matière de visibilité internationale, de développement économique et d'infrastructures.
« Un vote positif aurait été un signal important que nous, à Hambourg, sommes ambitieux et que nous nous croyons capables de grandes choses – bien au-delà du sport. »
Le paysage national des candidatures transformé
Le retrait de Hambourg ne laisse que trois prétendants dans la course nationale : Munich, la région Rhin-Ruhr (centrée sur Cologne) et Berlin. Munich et la région Rhin-Ruhr avaient auparavant obtenu environ 66 % de soutien lors de leurs propres référendums. Berlin, invoquant des raisons constitutionnelles, n'organise pas de vote public, une décision qui fait désormais l'objet d'un examen plus approfondi. La DOSB doit choisir le candidat allemand le 26 septembre, en utilisant une matrice qui prend en compte les consultations publiques. Les responsables de la DOSB ont exprimé leur frustration, notant que le résultat de Hambourg a brisé une série de 19 référendums locaux positifs. Le résultat est largement considéré comme un signal d'alarme pour les ambitions de Berlin et un coup de pouce potentiel pour le mouvement NOlympia, qui fait déjà pression pour une initiative populaire dans la capitale.
Un rejet plus fort qu'en 2015
Par rapport au référendum de 2015, où 51,6 % avaient voté contre une candidature pour 2024, le « Non » de dimanche à 54,9 % représente un durcissement de l'opposition. Le porte-parole de NOlympia, Eckart Maudrich, a interprété le résultat comme un vote pour « le fair-play et l'esprit d'équipe dans les règles des Jeux olympiques », arguant que les promesses du Sénat et le concept financier – qui omettaient des milliards de coûts de sécurité et de stade – manquaient de crédibilité.
« Ce résultat montre que les Hambourgeois aiment leur ville et ne se laissent pas mener en bateau par une campagne publicitaire de plusieurs millions d'euros. »
- 2015 - Contre
- 51.6 %
- 2015 - Pour
- 48.4 %
- 2026 - Contre
- 54.9 %
- 2026 - Pour
- 45.1 %
Données tirées du texte de l’article