Gouvernement · Karlsruhe et Hambourg
La Cour constitutionnelle allemande examine les exonérations d'impôt sur les successions pour les héritiers d'entreprises
La Cour constitutionnelle fédérale allemande a examiné les 12 et 13 octobre 2026 deux affaires portant sur des exonérations qui permettent aux héritiers d'entreprises de payer peu ou pas d'impôt sur les successions. Une décision est attendue dans quelques mois.
Texte IA fondé sur les articles de Focus, Frankfurter Allgemeine, Handelsblatt et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
En bref
Lundi 12 octobre, la requête de la Bavière (1 BvF 1/23) a été examinée. Mardi 13 octobre, la plainte de l'héritier privé Heinrich Fischwasser (1 BvR 804/22) a été examinée, portant sur environ 50 000 euros d'impôt sur des valeurs mobilières et des biens hérités.
L'Office fédéral de la statistique a recensé 34 cas en 2025, avec environ 3,7 milliards d'euros abandonnés sur près de 4 milliards d'euros d'impôt établi, soit plus de 90 % de la créance.
Le sénateur aux finances Andreas Dressel affirme que Hambourg a perdu 857 millions d'euros, soit environ 7,5 % du volume abandonné au niveau national, et réclame des règles fédérales uniformes.
Le SPD propose une franchise de cinq millions d'euros pour les entreprises et une franchise à vie d'un million d'euros pour les successions plus modestes. La CDU et la CSU rejettent ces propositions.
- 12 oct.Examen de la requête de contrôle abstrait de la Bavière (1 BvF 1/23)
- 13 oct.Examen de la plainte constitutionnelle d'un héritier privé (1 BvR 804/22)
- Décision attendue dans quelques moisDécision de la Cour encore en suspens
Deux recours examinés à Karlsruhe
Lundi 12 octobre, le premier Sénat de la Cour constitutionnelle fédérale (Bundesverfassungsgericht) a examiné la requête de contrôle abstrait de la Bavière sur les règles de l'impôt sur les successions, affaire 1 BvF 1/23. Mardi 13 octobre, la Cour s'est saisie d'une plainte constitutionnelle, affaire 1 BvR 804/22, déposée par un héritier privé. Heinrich Fischwasser a hérité de valeurs mobilières et de biens immobiliers d'une tante et, selon tagesschau, devait acquitter l'impôt correspondant, ce qu'il juge injuste. Il soutient que des patrimoines égaux doivent être taxés de la même manière, quel qu'en soit le propriétaire, et que ces règles violent la clause d'égalité de la Loi fondamentale.
Le président de la Cour, Stephan Harbarth, a ouvert l'audience en déclarant que la répartition égale des charges fiscales touche le sentiment de justice de nombreuses personnes. Il a ensuite précisé que la procédure ne portait que sur la Loi fondamentale, et non sur les conséquences politiques pour les entreprises familiales.
« Cela soulève des questions politiques difficiles. »
Il a ajouté qu'y répondre n'était pas la tâche de la Cour et que l'affaire demandait seulement si les règles d'exonération applicables aux biens d'entreprise satisfont aux exigences de la Loi fondamentale.
Le fonctionnement de l'exonération pour les entreprises
Pour les petites et moyennes entreprises, 85 % des biens d'entreprise hérités peuvent être exonérés si les héritiers maintiennent l'activité pendant cinq ans tout en préservant le niveau global des salaires. Après sept ans de poursuite de l'activité, l'impôt sur les successions ou les donations disparaît entièrement, selon tagesschau. Les grandes entreprises dont les biens dépassent 26 millions d'euros sont soumises à un test supplémentaire : les héritiers doivent démontrer que leur patrimoine privé disponible ne peut couvrir l'impôt. Handelsblatt note que la loi ne fixe aucune limite supérieure à cette voie.
Kevin Kühnert, ancien secrétaire général du SPD qui travaille désormais pour le mouvement citoyen Finanzwende, a déclaré à la Cour que ce test fondé sur les besoins invite les héritiers à se calculer pauvres. Selon lui, la règle ne demande plus ce qui est nécessaire pour protéger les entreprises et les emplois, mais seulement si le propriétaire est liquide. Déplacer de l'argent ailleurs avant la date de référence ferait tomber la créance fiscale sans remplacement.
Swen Bäuml, professeur de droit fiscal dont le cabinet INFOB conseille les entreprises familiales sur la structuration du patrimoine et la succession, observe le même mécanisme depuis l'autre côté.
« Celui qui structure correctement son patrimoine, c'est-à-dire avec une faible part d'actifs administratifs, peut légalement transmettre des biens d'entreprise de plusieurs milliards en franchise d'impôt. »
Recettes perdues et part de Hambourg
L'Office fédéral de la statistique a recensé 34 cas de ce type en 2025. Sur près de 4 milliards d'euros d'impôt établi, le fisc a renoncé à environ 3,7 milliards, soit plus de 90 % de la créance fiscale qui a disparu. Le volume abandonné a presque triplé depuis 2022.
Le sénateur aux finances de Hambourg, Andreas Dressel, a chiffré la perte de la ville à 857 millions d'euros, soit environ 7,5 % du volume abandonné au niveau national, ce qui, selon lui, rend Hambourg plus touchée que la moyenne. NDR rattache ce chiffre aux dix dernières années, tandis que WELT le lie à la période depuis le test des besoins de 2016 ; les deux rapportent les mêmes 857 millions. Dressel a plaidé pour une règle nationale uniforme.
« Elle doit absolument rester uniforme dans tout le pays, y compris pour préserver l'unité juridique et économique. »
Il a également averti que des règles régionales permettraient aux personnes de déplacer leur résidence peu avant leur décès et obligeraient les autorités à appliquer des taux différents aux participations d'une même famille dans plusieurs Länder.
Les partis et la suite
Le SPD propose une franchise de cinq millions d'euros pour les entreprises, des possibilités de report généreuses afin qu'aucune entreprise ne doive fermer, et une franchise à vie d'un million d'euros pour les successions plus modestes. La CDU et la CSU rejettent ces propositions, arguant que les entreprises moyennes et familiales ne doivent pas être davantage mises à contribution dans la situation économique actuelle. La Bavière souhaite que chaque Land fixe son propre impôt sur les successions, à l'image de la taxe professionnelle, tandis que Hambourg veut une règle fédérale unique.
Le secrétaire d'État fédéral aux finances, Michael Schrodi (SPD), du ministère de Lars Klingbeil (SPD), a représenté le gouvernement fédéral à l'audience. Un commentaire du Handelsblatt soutient que le SPD, les Verts et la Gauche réclament déjà des impôts plus élevés sur les héritiers riches, tandis que l'Union défend les règles existantes sans conviction.
La Cour a admis que le législateur peut exonérer les biens d'entreprise, même à très grande échelle, et a censuré trois fois les règles d'évaluation, le plus récemment en 2014. Les règles d'exonération actuelles ont été ajustées en 2016 pour se conformer à cette décision. Une décision est attendue dans quelques mois.
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Sources et contexte
- FocusErbschaftsteuer BVerfG Urteil: Verfassungsgericht prüft Privilegien für Superreiche
- Frankfurter AllgemeineErbschaftsteuer: Was bewirkt es, das Vermögen von Unternehmen zu schonen?
- HandelsblattErbschaftsteuer: 3,7 Milliarden für 34 Erben - Karlsruhe prüft Steuerprivileg
- tagesschau.deBundesverfassungsgericht zur Erbschaftsteuer: Wie gerecht ist sie?
- Stephan Harbarth
- Président de la Cour constitutionnelle fédérale et de son premier Sénat, qui a dirigé l'audience
- Andreas Dressel
- Sénateur aux finances de Hambourg (SPD) qui réclame des règles fédérales uniformes sur l'impôt sur les successions
- Kevin Kühnert
- Ancien secrétaire général du SPD qui travaille désormais pour le mouvement citoyen Finanzwende
- Michael Schrodi
- Secrétaire d'État fédéral aux finances (SPD) qui a représenté le gouvernement fédéral à l'audience
- Lars Klingbeil
- Ministre fédéral des finances (SPD) dont Schrodi représentait le ministère
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