En bref
34 des 65 membres du Grupo Coordinador ne continueront pas, un renouvellement de plus de 50 % en seulement 15 mois.
La fondatrice Yolanda Díaz et la coordinatrice Lara Hernández quittent toutes deux la direction, Hernández dénonçant un environnement toxique et une campagne de discrédit.
Le ministre de la Culture Ernest Urtasun reste dans l'exécutif et est considéré comme un possible candidat aux élections générales.
Verónica Martínez Barbero et Rosa Martínez dirigeront le parti après l'assemblée du 11 juillet.
Sumar n'a ni candidat ni marque électorale pour les prochaines élections générales et négocie une coalition avec IU, Comuns et Más Madrid.
- 1 juil.Lara Hernández démissionne de son poste de coordinatrice et quitte le parti, invoquant un environnement toxique.
- 2 juil.L'unique candidature pour la nouvelle direction est présentée, menée par Verónica Martínez Barbero et Rosa Martínez.
- 11 juil.L'assemblée extraordinaire élit la nouvelle direction.
Exode à la direction
L'organe suprême du parti entre les congrès, le Grupo Coordinador, verra 34 de ses 65 membres partir, un renouvellement de plus de la moitié en seulement 15 mois depuis leur élection. L'unique candidature pour la nouvelle direction, intitulée « Sumar para gobernar », a été présentée jeudi et sera soumise au vote des délégués lors de l'assemblée du 11 juillet.
« Je ne vais pas contribuer, collaborer ni partager d'espace avec des personnes et un environnement toxique. »
- Restent
- 31 membres
- Quittent
- 34 membres
Données tirées du texte de l’article
Nouvelle équipe dirigeante
La liste est menée par la porte-parole du Congrès Verónica Martínez Barbero et la secrétaire d'État aux Droits sociaux Rosa Martínez. Le ministre de la Culture Ernest Urtasun reste la principale figure institutionnelle du parti et un possible futur candidat aux élections. Parmi ceux qui ne reviennent pas figurent Yolanda Díaz, qui a fondé le parti en 2023 et avait déjà démissionné de son poste de coordinatrice en juin 2024, et plusieurs députés : Txema Guijarro, Agustín Santos, Carlos Martín et Manuel Lago. Quittent également le secrétaire d'État au Travail Joaquín Pérez Rey et la secrétaire d'État à l'Économie sociale Amparo Merino.
Querelle interne et accusations de harcèlement
Lara Hernández a démissionné mercredi après qu'une enquête interne sur des plaintes pour harcèlement au travail à son encontre a été classée. Elle a dénoncé une « campagne de discrédit » et des « mensonges et calomnies », affirmant avoir subi « le côté le plus dur et le plus sale de la politique ». Yolanda Díaz, qui reste vice-présidente du gouvernement espagnol, s'est distanciée de la crise, souhaitant à Hernández « muchísima suerte » (beaucoup de chance) et refusant de commenter davantage.
Chronologie de la crise
La suite pour Sumar
Le parti fait face à un avenir incertain : il n'a pas de candidat clair pour les prochaines élections générales, aucune implantation territoriale, et négocie une nouvelle coalition électorale avec Izquierda Unida, Comuns et Más Madrid. L'assemblée du 11 juillet officialisera la nouvelle direction, mais de profondes divisions subsistent.