En bref
Le PNAT a ouvert une enquête préliminaire le 1er juillet 2026 après que deux participants à une flottille pour Gaza d'octobre 2025 ont déposé des plaintes pour torture.
La députée Marie Mesmeur déclare avoir été détenue pendant quatre jours en Israël, privée de nourriture, d'eau et de soins médicaux, et avoir subi une côte fissurée et des ecchymoses ayant nécessité dix jours d'incapacité temporaire.
Une enquête distincte a été ouverte début juin 2026 pour torture et crimes de guerre après que le Quai d'Orsay a fait état du traitement réservé aux ressortissants français d'une flottille de mai 2025.
Le ministre d'extrême droite Itamar Ben Gvir a publié une vidéo d'activistes ligotés et à genoux issus de la flottille de mai, déclenchant une indignation internationale et une interdiction d'entrée en France et en Irlande.
- juin 2026Le PNAT ouvre une première enquête préliminaire pour les actes commis lors de la flottille de mai 2025
- 1 juil.Le PNAT ouvre une seconde enquête pour torture concernant la flottille d'octobre 2025
- 21 juil.L'enquête est confirmée publiquement ; Mesmeur et son avocat saluent cette décision
La flottille d'octobre 2025 et le récit de Mesmeur
L'enquête fait suite aux plaintes de deux personnes qui se trouvaient à bord d'une flottille tentant de rejoindre Gaza en octobre 2025. L'une d'elles est Marie Mesmeur, députée de La France Insoumise représentant l'Ille-et-Vilaine. Elle affirme avoir été retenue sur le navire pendant près de 24 heures avant d'être transférée en Israël, où elle a passé quatre jours en détention.
« J'ai eu dix jours d'incapacité temporaire à cause d'une côte fissurée et d'ecchymoses, d'hématomes, provoqués par les actions des gardes israéliens. »
Mesmeur décrit avoir été privée de nourriture, d'eau et de soins médicaux pendant sa détention. Son avocat, Raphaël Kempf, estime que son arrestation en eaux internationales et son emprisonnement ultérieur étaient illégaux et a demandé la désignation d'un juge d'instruction.
« Les crimes subis par Marie Mesmeur sont graves et ne doivent pas rester impunis. Elle a été arrêtée en haute mer et emmenée en Israël où elle a été emprisonnée de manière totalement illégale. »
Une seconde enquête sur la flottille de mai 2025
Le PNAT avait déjà ouvert une enquête préliminaire début juin 2026 pour torture et crimes de guerre liés à une autre flottille pour Gaza interceptée en mai 2025. Cette enquête faisait suite à un rapport du Quai d'Orsay concernant le traitement des ressortissants français qui se trouvaient à bord.
Le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben Gvir a publié une vidéo montrant des militants de cette flottille à genoux, les mains liées, ce qui a déclenché une condamnation internationale. Fin mai 2026, la France et l'Irlande ont interdit l'entrée de Ben Gvir sur leur territoire.
Cadre juridique et dimension internationale
La nouvelle enquête, ouverte le 1er juillet 2026, est menée en vertu de la Convention de New York de 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Elle a été confiée à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH).
« Je salue l'ouverture de cette enquête par le PNAT et j'espère qu'elle permettra de faire toute la lumière sur les actes commis par l'État d'Israël, notamment en prison. »
La France n'est pas seule à poursuivre de tels dossiers. Selon SudOuest, l'Italie et l'Australie ont suivi l'exemple français et ouvert leurs propres enquêtes sur le traitement des participants à la flottille.