La Communauté de Madrid a ordonné la fermeture de la station de métro Sol vendredi 16 octobre, pour des travaux de nettoyage et de sécurité urgents liés au campement de protestation pour le logement à la Puerta del Sol. Metro de Madrid a indiqué que les trains ne s'y arrêteront pas.
Un rapport des Laboratorios Himalaya publié mercredi 14 octobre a relevé de l'ammoniac jusqu'à 80 % de la valeur limite d'exposition journalière de 14 mg/m3 dans les puits de ventilation de la station.
L'adjointe au maire Inma Sanz a évoqué environ 180 sanctions autour du campement, tandis que le maire José Luis Martínez-Almeida a avancé le chiffre d'environ 200 dans son interview de vendredi.
Inma Sanz et Miguel Ángel García Martín accusent le délégué Francisco Martín de ne pas agir, et Sanz a fixé un délai d'un mois pour sa réponse à la mise en demeure de la ville.
La Communauté de Madrid a ordonné la fermeture de la station Sol du réseau de métro pour la journée du vendredi 16 octobre, afin que les équipes puissent effectuer des « travaux de nettoyage et de sécurité urgents » autour du campement de protestation pour le logement à la Puerta del Sol. La présidente régionale Isabel Díaz Ayuso a annoncé la décision et indiqué que la fermeture avait été demandée par le service de prévention des risques professionnels et les syndicats. Metro de Madrid a confirmé sur X que les trains ne s'arrêteront pas à Sol, et les sources ne donnent aucune date de réouverture. La police avait déjà fermé les accès de la station mercredi 14 octobre, en raison d'une forte affluence liée aux manifestations d'enseignants et au campement installé au kilomètre zéro de la ville, selon EL MUNDO.
Ayuso a résumé la situation sans détour :
« En ce moment, il y a des conditions insalubres à l'intérieur. »
Le gouvernement régional avait lancé l'alerte jeudi 15 octobre sur de « graves conditions sanitaires » dans la station, causées par l'accumulation d'urine, d'excréments et d'autres déchets organiques dans les puits et les accès de ventilation. L'avertissement repose sur un rapport environnemental des Laboratorios Himalaya, publié mercredi 14 octobre, que le conseiller régional au logement, aux transports et aux infrastructures, Jorge Rodrigo, a transmis au délégué du gouvernement central à Madrid, Francisco Martín, dans une nouvelle lettre. Le laboratoire a détecté de l'ammoniac, des amines et d'autres composés organiques, l'ammoniac atteignant jusqu'à 80 % de la valeur limite d'exposition journalière de 14 mg/m3 dans les puits et les portiques de ventilation. Il relie ces relevés à la dégradation bactérienne de l'urée et avertit qu'une telle accumulation dans des espaces mal ventilés peut produire des concentrations potentiellement nocives. Le rapport demande que les déchets soient évacués d'urgence et les installations désinfectées.
La mairie de Madrid indique que la police a dressé des amendes autour du campement. L'adjointe au maire Inma Sanz a déclaré vendredi qu'environ 180 sanctions avaient été infligées, dont environ 76 pour consommation d'alcool ou de drogues et plus d'une centaine pour des infractions à la propreté. Le maire José Luis Martínez-Almeida, interrogé sur Cuatro, a avancé le chiffre d'environ 200 et indiqué que certaines personnes avaient été prises en flagrant délit d'uriner dans la rue ou à l'entrée du métro. Il a défendu la fermeture :
« Ce n'est pas fermé sur un coup de tête, c'est fermé parce qu'il y a une réalité indéniable. »
Sanz a indiqué que les enquêteurs tentent d'identifier les personnes qui ont utilisé le bassin de la fontaine au pied de la statue de Charles III comme piscine jeudi 15 octobre, à l'aide des caméras de vidéosurveillance de la place. Les agents examinent également les dégradations commises sur les statues de Charles III, de l'Ours et de l'Arbousier, et de la Mariblanca. La ville entend facturer les coûts de nettoyage et de restauration aux organisateurs du campement une fois celui-ci démantelé :
« Nous allons essayer d'aller jusqu'au bout et de facturer les coûts à ceux qui causent ce grave préjudice à tous les Madrilènes. »
Sanz a accusé le délégué du gouvernement, Francisco Martín, de « jouer avec la sécurité et l'intégrité physique » des Madrilènes par ce qu'elle a qualifié de connivence avec le campement, et a averti que l'inaction pourrait entraîner de graves conséquences pénales. Elle a indiqué que la ville engagerait des poursuites s'il ne répondait pas à sa mise en demeure dans le mois dont il dispose pour répondre. Miguel Ángel García Martín, conseiller régional à la présidence, à la justice et à l'administration locale, a déclaré que Martín, qui n'avait pas été placé sur les listes du PSOE pour Madrid, devrait agir comme un délégué doté de pouvoirs clairs, et a demandé sa démission. Ayuso a imputé à Pedro Sánchez d'avoir laissé la ville « saturée » et « engorgée », affirmant que les rues et les commerces autour de la place étaient vides, que les ambulances avaient du mal à passer et que des journalistes avaient été agressés. Le délai fixé par Sanz pour la réponse du délégué s'inscrit dans le mois dont il dispose pour répondre à la mise en demeure de la ville.
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La Communauté de Madrid a ordonné la fermeture de la station de métro Sol vendredi 16 octobre, invoquant des relevés d'ammoniac et des conditions insalubres liées au campement de protestation pour le logement à la Puerta del Sol. Les responsables municipaux et régionaux se renvoient la responsabilité avec le délégué du gouvernement central à Madrid.
Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, EL MUNDO et europa press. Modifié .