En bref
La ministre de la Famille Karin Prien a annoncé qu'elle était ouverte au maintien de la durée de 14 mois de l'allocation parentale, plutôt qu'à sa réduction à 12 mois comme le prévoyait le projet de juillet 2026.
Le projet contesté réservait trois mois à chaque parent et laissait six mois à répartir, plafonnant à neuf mois l'aide de l'État pour les foyers à un seul revenu.
Le réexamen de la politique fait suite aux récentes défaites électorales de la CDU et du SPD à Berlin, en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et en Saxe-Anhalt.
Environ 1,6 million de personnes, dont près de 1,2 million de mères, ont récemment perçu l'Elterngeld, alors que les naissances en Allemagne ont atteint leur plus bas niveau depuis 1946.

- juillet 2026Le ministère de la Famille élabore un projet de réforme ramenant la durée de l'Elterngeld de 14 à 12 mois.
- 30 sept.Karin Prien se déclare ouverte au maintien de la durée de 14 mois de l'allocation.
Réexamen des coupes dans l'allocation parentale
La ministre fédérale de la Famille Karin Prien (CDU) a ouvert la porte à l'abandon des réductions prévues de l'allocation parentale fédérale (Elterngeld). Sous les objectifs stricts de dépenses imposés à l'ensemble des ministères fédéraux, son ministère a élaboré en juillet 2026 un projet de réforme visant à ramener la durée standard du droit de 14 à 12 mois. Les propositions ont suscité une opposition généralisée des associations et des partenaires politiques au cours des mois suivants. Karin Prien a déclaré à RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND) que la coalition au pouvoir doit réexaminer si les mesures d'austérité restent justifiées.
« Je plaide pour que nous nous asseyions à nouveau ensemble afin de voir si les économies sur l'allocation parentale sont opportunes et justifiées à ce point. »
Interrogée précisément sur le maintien de la fenêtre actuelle de 14 mois pour les parents, Karin Prien a confirmé qu'elle était prête à modifier le projet.
Les mécanismes de la réforme contestée
Le projet de loi initial visait à réduire les dépenses fédérales en modifiant à la fois la durée et la répartition des droits mensuels. Dans cette proposition, chaque parent disposait de trois mois réservés non transférables, les six mois restants pouvant être répartis entre les partenaires. Par conséquent, si un seul parent prenait un congé parental, l'allocation était plafonnée à neuf mois. Bien que le projet prévoie une légère hausse des montants mensuels versés, le nouveau calendrier a été critiqué pour avoir restreint les choix des familles. Karin Prien a indiqué que la coalition n'a arrêté aucun modèle précis et continue de calculer des variantes budgétaires.
« Nous devons surtout nous concentrer davantage sur les besoins des parents. Le raccourcissement à douze mois avec une répartition différente des mois de partage est difficile à réaliser pour de nombreuses familles. »
- Durée maximale actuelle
- 14 mois
- Durée totale proposée
- 12 mois
- Maximum proposé pour un parent seul
- 9 mois
- Quota proposé par parent
- 3 mois
Données tirées du texte de l’article
Tensions au sein de la coalition et conséquences des élections régionales
Le changement de position du gouvernement fait suite aux récentes défaites électorales de la CDU et du SPD à Berlin, en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et en Saxe-Anhalt. Ces résultats ont accéléré les débats internes sur les priorités budgétaires et conduit les deux partis à remettre en question plusieurs réductions sociales. Outre les modifications de l'Elterngeld, la coalition examine un projet visant à supprimer l'avance sur pension alimentaire (Unterhaltsvorschuss) pour les parents isolés élevant des enfants de 16 et 17 ans. Karin Prien a attribué la responsabilité budgétaire au ministre des Finances et chef du SPD Lars Klingbeil, estimant que si le SPD refuse les coupes sociales, son ministère doit dégager les fonds nécessaires.
Pression budgétaire et baisse de la natalité
L'allocation parentale constitue le poste de dépenses le plus important du ministère fédéral de la Famille. Les documents gouvernementaux récents montrent qu'environ 1,6 million de parents ont perçu l'allocation, dont près de 1,2 million de mères. Le calcul repose sur le revenu net perçu avant la naissance, ce qui se traduit par des prestations moyennes plus élevées pour les pères, les mères travaillant plus souvent à temps partiel ou restant hors du marché du travail. Le débat budgétaire se déroule dans un contexte démographique défavorable : l'Allemagne a enregistré l'an dernier moins de naissances que toute autre année depuis 1946, alors que la CDU et le SPD s'étaient initialement engagés dans leur contrat de coalition à augmenter sensiblement les prestations parentales.