En bref
L'organisation Freedom 250 de Trump a marginalisé la commission officielle America250, créant des événements parallèles et hautement partisans pour l'anniversaire.
Plusieurs États dirigés par les démocrates ont refusé de participer à la Great American State Fair sur le National Mall, invoquant le caractère partisan.
La rénovation du Reflecting Pool ordonnée par le président a provoqué des algues, de la peinture qui s'écaille et des accusations de vandalisme.
Un combat d'arts martiaux mixtes sur la pelouse de la Maison-Blanche et la démolition de l'aile Est ont contribué à une atmosphère chaotique.
La presse suisse et étrangère a décrit la célébration comme un rassemblement MAGA mettant en lumière les divisions américaines.
- 30 juinUn combat d'arts martiaux mixtes a lieu sur la pelouse de la Maison-Blanche
- 1 juil.L'aile Est de la Maison-Blanche est démolie dans le cadre des travaux en cours
- 4 juil.Le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance est célébré dans une profonde polarisation
Une célébration polarisée
Le 250e anniversaire arrive à un moment de profondes divisions. Le président Trump a créé son propre organisme, Freedom 250, pour planifier des événements centrés sur son interprétation de l'histoire américaine, marginalisant la commission America250 mandatée par le Congrès. Plusieurs États dirigés par les démocrates ont refusé de participer à la Great American State Fair sur le National Mall, mécontents du caractère partisan de l'événement. L'atmosphère a mis au défi historiens et élus.
« Si vous n'êtes pas avec Trump, comment fêtons-nous cela ? Il veut s'approprier la Révolution comme un gage de loyauté envers lui, et ce n'est tout simplement pas comme ça que ça devrait fonctionner. »
« Les gens se battent pour savoir qui peut s'approprier la Révolution. Avant, tout le monde se l'appropriait. Maintenant, les gens se disent : est-ce qu'on veut seulement se l'approprier ? »
Trump s'empare de l'anniversaire
Trump a lancé les festivités le 24 juin par un discours sur le National Mall que le journal suisse Neue Zürcher Zeitung a décrit comme « rempli d'autosatisfaction et de superlatifs ». Les concerts prévus sur le Mall ont été annulés après que la plupart des artistes se soient retirés. La foire nationale n'a pas réuni tous les États. Les rénovations du Reflecting Pool ont provoqué des algues, de la peinture qui s'écaille et des accusations de vandalisme. Un combat d'arts martiaux mixtes sur la pelouse de la Maison-Blanche et la démolition de l'aile Est ont ajouté au spectacle.
Un déclin du rayonnement international
Le chroniqueur de l'Atlantic David Frum a qualifié l'anniversaire de « quelque part entre une honte et un fiasco », citant la défaite militaire en Iran, l'état du Reflecting Pool et la foire peu fréquentée. Une analyse de The Economist a noté que six Américains sur dix pensent désormais que leur pays sera moins important dans le monde d'ici 2050. Les médias suisses et internationaux ont décrit la célébration comme un rassemblement MAGA qui a mis en lumière les divisions plutôt que l'unité.
Les militants tournés vers l'avenir
The Guardian a recueilli les voix de militants qui voient ce moment à la fois comme une crise et une opportunité de réinventer la démocratie. La conseillère générale de la NAACP, Kristen Clarke, a déclaré : « Nous pouvons encore construire la démocratie que nous méritons tous, non pas celle que nous avons héritée, mais celle que nous avons le pouvoir de créer. » Rebecca Solnit a écrit que les États-Unis ont toujours été mille choses contradictoires, une expérience et un débat. Les historiens notent que même les pères fondateurs craignaient la fragilité de la république, une préoccupation partagée par beaucoup aujourd'hui.
Regards locaux
À Allentown, en Pennsylvanie, le maire démocrate Matt Tuerk a déclaré que les habitants se préoccupent plus de nourrir leurs enfants que des drapeaux ou des démonstrations partisanes. L'anniversaire, un peu comme en 1976 après le Vietnam et le Watergate, pourrait être marqué davantage par des rassemblements locaux que par le faste national, selon l'historien de l'université de Cambridge Nicholas Guyatt.