En bref
Le Documento programmatico di Bilancio pour 2027 a été transmis à Bruxelles et au Parlement dans la nuit, décrivant une enveloppe d'environ 23,5 milliards d'euros, dont 13,5 milliards financés par la flexibilité budgétaire de l'UE.
Giorgetti a confirmé une contribution du système financier, que le projet chiffre à environ 5 milliards d'euros cette année et à environ 10 milliards sur trois ans.
La santé reçoit 2,4 milliards d'euros, soit 0,10 % du PIB, contre les 5,5 milliards demandés au ministère de l'Économie par le ministre de la Santé Orazio Schillaci.
Une extension prévue du taux à 33 % de 50 000 à 60 000 euros, d'un coût d'environ 2,7 milliards, pourrait être écartée au profit d'autres mesures.
- Nuit du 15 au 16 octobreDocument de programmation transmis à Bruxelles et au Parlement
- Semaine du 19 octobre 2026La loi de finances devrait être finalisée et présentée au Parlement, selon Giorgetti
Projet de budget transmis à Bruxelles
Le gouvernement a transmis son Documento programmatico di Bilancio, le document de programmation du budget 2027, à Bruxelles et au Parlement dans la nuit. L'enveloppe s'élève à environ 23,5 milliards d'euros et réserve la part la plus importante aux familles, aux personnes fragiles, à la défense et aux entreprises. Le ministre de l'Économie Giancarlo Giorgetti, s'exprimant devant des journalistes en marge des réunions du FMI à Bangkok, a déclaré que la loi de finances serait probablement finalisée la semaine suivante, puis présentée au Parlement. Il a décrit un dialogue constructif avec la Commission européenne sur les clauses de sauvegarde nationales pour la défense et l'énergie, et indiqué avoir également rencontré Dombrovskis à Bangkok.
Banques, assureurs et autres financements
Environ 13,5 milliards d'euros proviennent de la flexibilité budgétaire de l'UE, le reste étant couvert par les contributions des banques et des assureurs, des coupes ministérielles, les recettes des jeux d'argent et des postes plus modestes. La part des banques et des assureurs s'élève à environ 5 milliards d'euros cette année, pour tomber à environ 2,6 milliards en 2028 et 2,4 milliards en 2029, soit environ 10 milliards sur trois ans. Les coupes ministérielles atteignent environ 1,2 milliard cette année, les jeux d'argent environ 1 milliard, et près de 3 milliards sont inscrits au titre d'autres recettes. Giorgetti a confirmé qu'une contribution serait demandée au système financier, qu'il juge capable de la supporter.
« Je confirme qu'une contribution sera demandée au système financier, car nous estimons qu'il peut la supporter. »
Il a ajouté que maintenir le spread sous contrôle sert tout le monde, banques comprises, puisqu'elles détiennent des milliards d'euros de titres d'État italiens à leur bilan. Interrogé sur la possibilité que les banques contestent la mesure en justice, il a répondu que tous les Italiens pouvaient poursuivre l'État pour une hausse d'impôts, et qu'il ne croyait pas que quiconque en mourrait.
Priorités de dépenses et projets fiscaux
Les politiques familiales et les dépenses sociales reçoivent environ 5 milliards d'euros en 2027, soit 0,21 % du PIB, et la santé 2,4 milliards. La défense obtient près de 5 milliards d'euros selon une estimation, tandis qu'une autre chiffre les nouvelles ressources pour la défense à environ 4,5 milliards en 2027, portant les dépenses de défense de 1,3 % à 1,6 % du PIB. Le projet prévoit des mesures budgétaires de 2,1 milliards d'euros l'an prochain, pour atteindre environ 5 milliards en 2028. Sur l'impôt sur le revenu, Giorgetti a déclaré que le choix central se situe entre des baisses sélectives et générales.
« Il n'est pas juste que seul le ministre décide. Nous l'évaluerons avec les partis, les chefs de parti et la présidente Meloni. »
Une extension prévue du taux à 33 % de 50 000 à 60 000 euros, d'un coût d'environ 2,7 milliards, pourrait être écartée. Le vice-président du Conseil Antonio Tajani a évoqué une carte pour les soins dentaires et ophtalmologiques qui aiderait les personnes âgées et fragiles à financer des frais de santé hors du service national de santé.
Santé et finances des ménages
Le ministre de la Santé Orazio Schillaci a demandé 5,5 milliards d'euros au ministère de l'Économie, et les régions réclamaient 18 milliards sur trois ans. Le projet alloue à la santé 0,10 % du PIB, pour tomber à 0,08 % en 2028 et 0,07 % en 2029, et avec un milliard reporté du budget de l'an dernier, le total 2027 atteint 3,4 milliards. L'assesseur au bien-être de Lombardie Guido Bertolaso a déclaré que les chiffres du gouvernement sur la santé étaient suivis de près.
« Nous suivons cela avec une grande attention, et aussi avec inquiétude. »
Les données de l'Istat citées lors de l'audition montrent que le revenu disponible des ménages a augmenté de 0,4 % au deuxième trimestre tandis que les prix à la consommation progressaient de 1,4 %, si bien que le pouvoir d'achat a reculé de 0,9 % par rapport au trimestre précédent. En 2025, 29,4 % des familles ont réduit la quantité ou la qualité des aliments qu'elles achetaient, contre 31,1 % en 2024.
Prochaines étapes
Le gouvernement négocie encore avec Bruxelles sur la classification d'environ 14 milliards d'euros de marges de dépenses accordées sur deux ans pour l'énergie, et sur une flexibilité supplémentaire face à l'inflation. Le projet fixe le déficit à 2,9 % du PIB cette année, en hausse à 3,4 % en 2027 et 3,2 % en 2028 en raison de la clause de flexibilité. Hors cette clause, le document indique que le ratio déficit/PIB resterait sous 3 % sur toute la période de prévision.
- 2026
- 2.9 % du PIB
- 2027
- 3.4 % du PIB
- 2028
- 3.2 % du PIB
Données tirées du texte de l’article