En bref
Le Maire a déclaré au Journal du Dimanche que le modèle français est épuisé et ne répond plus aux attentes des Français, citant l'économie, la sécurité quotidienne et l'éducation des enfants.
Il a énuméré la relance de la prospérité par le travail et l'entreprise, le rétablissement de l'autorité de l'État avec des règles uniformes, et la construction d'une Europe dirigée par l'Allemagne pour résister aux puissances américaine et chinoise.
Le Maire a affirmé que son rôle est de porter ce choix mais a refusé de confirmer une candidature pour 2027, laissant l'étendue de son ambition à « l'avenir ».
Il rejoint un champ qui comprend déjà Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, se positionnant comme le candidat du changement structurel plutôt que comme un réformateur.
Une « crise de régime larvée »
Dans un entretien à La Tribune Dimanche publié le 26 juillet 2026, l'ancien ministre de l'Économie Bruno Le Maire a déclaré que la France est engluée dans une « crise de régime larvée » et doit poursuivre un changement structurel plutôt que des réformes à la pièce. Il a occupé le portefeuille des Finances de 2017 à 2024 et n'a pas exercé de fonction politique depuis son départ du gouvernement il y a deux ans.
« Notre modèle est en bout de course. Il ne produit plus les résultats que les Français sont en droit d'attendre, ni pour leur économie, ni pour leur sécurité quotidienne, ni pour l'éducation de leurs enfants. Je le dis avec force : les expédients ne suffiront plus. Il est temps de construire une autre France. »
Trois priorités
Le Maire a exposé trois priorités pour une présidence. La première est de restaurer la prospérité d'un peuple français qu'il a décrit comme connaissant un appauvrissement accéléré depuis des décennies, insistant sur le fait que « le travail doit payer » et que les entreprises doivent être libérées. La seconde est de rétablir l'autorité de l'État, avec la même règle appliquée partout, pour tous, en tout temps. Il a ajouté que « la peur doit changer de camp ».
La troisième priorité est l'Allemagne. Le Maire a soutenu que ce n'est qu'avec l'Allemagne que la France peut construire une Europe capable de résister aux puissances chinoise et américaine. Il n'a pas détaillé de mécanismes institutionnels ou diplomatiques spécifiques.
Un président au-dessus de la mêlée
Parmi ses propositions, Le Maire a suggéré que le chef de l'État devrait rester au-dessus de la gestion quotidienne, définissant où la France doit aller mais ne gouvernant pas à la place du gouvernement. Le langage fait écho aux conceptions gaulliennes de la présidence mais avec une critique plus acérée du système actuel.
« Je veux changer le système, pas réformer le système ! Trente ans d'expérience m'ont conduit à cette simple conclusion : les réformes sont insuffisantes, le changement structurel est nécessaire. »
La voie centriste encombrée
L'ancien ministre de l'Économie entre dans un champ déjà occupé par plusieurs figures du centre droit, dont Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau. Le Maire a affirmé que sa différence réside dans la profondeur de la transformation : là où d'autres réformeraient, lui reconstruirait. Il s'est toutefois arrêté avant une candidature officielle.
« Mon rôle sera de porter ce choix. Jusqu'où ? L'avenir le dira. »
Aucun des trois articles ne contient de réactions des autres candidats déclarés ou probables à la date de publication.