En bref
Le pape Léon XIV est arrivé à l'aéroport Paris-Orly avant 10h00 le 25 septembre 2026, rencontrant Emmanuel Macron avant les événements à Paris, Lourdes et Metz.
Le pontife a célébré les vêpres aux côtés de l'archevêque Laurent Ulrich à l'intérieur de Notre-Dame, après que le pape François a ignoré la réouverture de la cathédrale en 2024 suite à l'incendie de 2019.
S'adressant aux représentants de 194 pays à Paris, le pape Léon a averti que le dialogue international risque de devenir une parodie lorsque les dirigeants mondiaux ignorent l'état de droit.
Faisant référence à son encyclique de mai Magnica humanitas, le pape Léon a mis en garde contre un monde dominé par les machines, tandis qu'Emmanuel Macron a proposé une agence de régulation internationale pour l'IA.
- Après-midi, 25 septembreLe pape Léon prononce un discours principal sur le multilatéralisme et l'intelligence artificielle au siège de l'UNESCO.
- Soirée, 25 septembreLe pape Léon célèbre les vêpres à la cathédrale Notre-Dame restaurée et rencontre le maire de Paris, Emmanuel Grégoire.
- Nuit, 25 septembreLe pontife dirige une prière devant 80 000 jeunes au Stade de France.
Arrivée à Paris et entretiens bilatéraux
Le pape Léon XIV a atterri à l'aéroport Paris-Orly peu avant 10h00 vendredi 25 septembre 2026, entamant une visite de quatre jours en France. Ce voyage marque sa première visite dans le pays depuis son élection à la tête de l'Église catholique en mai 2025. Le président français Emmanuel Macron et Brigitte Macron ont accueilli le pontife américain sur le tarmac, où des enfants se sont rassemblés pour chanter et demander des autographes. Pendant son vol depuis Rome, le pape Léon a défendu la liberté de la presse après les restrictions imposées aux médias à Washington, qualifiant une couverture journalistique rigoureuse d'essentielle pour la société. Il a également répondu à des questions sur la situation migratoire dans l'enclave espagnole de Ceuta, la décrivant comme une urgence humanitaire nécessitant des solutions structurelles. Après son arrivée, le pape Léon a eu une réunion bilatérale d'une heure avec Macron au palais de l'Élysée, où le président français a évoqué les racines familiales du pontife en Normandie, où sa grand-mère est née.
Discussions sur la technologie et la paix
Dans leurs discours officiels au palais de l'Élysée, les deux dirigeants se sont concentrés sur la sécurité internationale et la gouvernance technologique. Le pape Léon a mis en garde contre la perte d'humanité dans ce qu'il a décrit comme un paradis de machines, exhortant la communauté internationale à mettre fin à la course aux armements. Macron a proposé la création d'une institution de régulation internationale pour empêcher que l'intelligence artificielle ne tombe entre de mauvaises mains, arguant que les systèmes numériques doivent servir l'action humaine plutôt que la contraindre. Le président français a également condamné la récente recrudescence des violences antireligieuses dans le pays, promettant la protection de l'État pour tous les lieux de culte. En outre, Macron a évoqué le cadre laïque établi en France il y a 120 ans, expliquant que la séparation de l'Église et de l'État protège la liberté de croyance plutôt que d'exclure la foi de la vie civique.
« Sans un fondement éthique commun, la prolifération des canaux de communication risque de diffuser de fausses informations et de laisser la place à des mots vides de sens, entravant ainsi le dialogue. »
Critique des institutions multilatérales à l'UNESCO
Le pape Léon s'est ensuite rendu au siège de l'UNESCO à Paris pour prononcer un discours devant les délégués représentant 194 États membres. Le pontife a averti que l'Organisation des Nations unies et d'autres organisations multilatérales sont confrontées à une crise opérationnelle, déclarant que la délibération internationale risque de se détériorer lorsque les grandes puissances ignorent les normes juridiques. Il a critiqué les dirigeants politiques qui invoquent l'état de droit de manière sélective tout en ignorant les contraintes contraignantes lorsque cela les arrange. Ses remarques ont repris les thèmes de son encyclique de mai Magnica humanitas, arguant que les systèmes d'intelligence artificielle nécessitent des limites éthiques pour préserver la liberté cognitive et le jugement critique des jeunes. Les délégués ont accordé une ovation debout au pontife après son discours.
« Au lieu de respecter la loi, ceux qui sont au pouvoir l'invoquent quand elle sert leurs intérêts et l'ignorent quand elle les restreint, traitant la justice elle-même comme une marchandise achetée et vendue. »
Cathédrale Notre-Dame et itinéraire
Vendredi soir, le pape Léon a visité la cathédrale Notre-Dame, devenant le premier pontife à entrer dans l'édifice depuis sa réouverture en 2024 après l'incendie de 2019, le pape François ayant décliné l'invitation à la cérémonie de réouverture. L'archevêque de Paris, Laurent Ulrich, a accueilli le pape à l'entrée, tandis que des milliers de fidèles se rassemblaient à l'extérieur, les deux tiers suivant l'office sur des écrans géants extérieurs en raison des limites de capacité intérieure. Le pape Léon a inspecté la chapelle abritant la couronne d'épines et a célébré les vêpres devant le clergé et les séminaristes réunis. Il a ensuite rencontré le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui a présenté les plans architecturaux du parvis redessiné de la cathédrale. Le pontife a conclu le programme du vendredi par une prière au Stade de France pour 80 000 personnes âgées de 17 à 35 ans, avant les visites du week-end au sanctuaire marial de Lourdes et à la ville de Metz, dans le nord-est.