Élections · La Flèche et Paris
Marine Le Pen lance sa campagne présidentielle à La Flèche après que la justice a confirmé sa condamnation mais autorisé sa candidature
Marine Le Pen a officiellement lancé sa campagne présidentielle à La Flèche mercredi, un jour après qu’une cour d’appel a confirmé sa condamnation pour détournement de fonds mais réduit la durée de son inéligibilité, suscitant à la fois des acclamations et des huées de la foule.
En bref
Le Pen a lancé sa campagne présidentielle à La Flèche un jour après qu’une cour d’appel a confirmé sa condamnation pour détournement de fonds mais a autorisé sa candidature.
La cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation de mars 2025 pour détournement de fonds européens mais a réduit la durée d’inéligibilité, et son pourvoi en cassation a suspendu l’obligation de porter un bracelet électronique.
Le Pen est en tête des sondages pour l’élection de 2027, le président sortant Macron étant inéligible pour un troisième mandat, ce qui pourrait conduire à un second tour face au leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.
Des partisans ont scandé « Marine, présidente ! » tandis que des opposants criaient « Rendez l’argent ! » et « En prison ! » sur le marché de La Flèche.
- mars 2025Le Pen condamnée pour détournement de fonds européens
- 7 juil.La cour d’appel confirme la condamnation mais réduit la durée d’inéligibilité
- 8 juil.Le Pen lance sa campagne présidentielle à La Flèche
Lancement de campagne à La Flèche
Marine Le Pen a officiellement lancé sa campagne présidentielle mercredi sur un marché de La Flèche, une ville de la vallée de la Loire. L’événement a suscité un mélange contrasté d’acclamations et de huées, des partisans scandant « Marine, présidente ! » et des opposants criant « Rendez l’argent ! » et « En prison ! » Agée de 57 ans, Le Pen se présente pour la quatrième fois à la présidentielle et est en tête des sondages pour l’élection de 2027. Elle a choisi La Flèche, bastion de gauche de longue date qui a élu en mars un maire du Rassemblement national âgé de 25 ans, qualifiant ce lieu de symbole de l’expansion du parti. Elle a déclaré à la foule :
« L’objectif de notre campagne est de provoquer le redressement de la France. »
Décision de justice qui dégage la voie
Le lancement intervient un jour seulement après que la cour d’appel de Paris a confirmé sa condamnation de mars 2025 pour détournement de fonds du Parlement européen afin de payer le personnel de son parti. Crucialement, la cour a réduit la durée de son inéligibilité, permettant ainsi sa candidature. La cour a également ordonné à Le Pen de porter un bracelet électronique pendant un an, mais son annonce d’un pourvoi en cassation a suspendu cette obligation. Le Rassemblement national s’était déjà préparé à la possibilité que son protégé de 30 ans, Jordan Bardella, soit le candidat du parti, mais la décision de Le Pen de se présenter retarde ses ambitions.
Paysage politique et sondages
Le Pen a perdu deux précédents seconds tours de la présidentielle face à Emmanuel Macron, qui est désormais interdit de se représenter par la limitation des mandats. Sa force dans les sondages n’a jamais été aussi élevée, et le second tour décisif l’an prochain pourrait l’opposer au leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon. L’utilisation du mot « Renaissance » dans la campagne est largement perçue comme une pique envers Macron, dont le propre parti porte ce nom. Le Pen présente le scrutin comme une opposition entre « Le Peuple » et « L’Elite métropolitaine », un récit qui résonne auprès des électeurs désillusionnés par les inégalités. Son affiche en ligne arbore le tricolore français et le sous-titre « La Renaissance ».
Réactions et divisions
Interrogée à plusieurs reprises sur le verdict, Le Pen a paru agacée et a déclaré aux journalistes :
« Je ne vais pas passer toute ma campagne à analyser des questions juridiques. »