En bref
Le 6 août 2026, 59 sénateurs ont voté pour le rejet de la demande, 32 contre le rejet, et 1 s'est abstenu. Une source (Radiozet) a rapporté 57 voix pour le rejet.
Nawrocki a soumis une première demande de référendum en mai 2026 avec une question différente portant sur le coût de la vie et les prix de l'énergie. Le Sénat avait également rejeté cette tentative.
Le référendum était prévu pour le 27 septembre 2026. Les électeurs auraient répondu : « Êtes-vous favorable à la mise en œuvre par la Pologne de la politique climatique de l'Union européenne ? »
Le sénateur Piotr Masłowski (NOWA Polska-Centrum) a soutenu que le référendum n'était pas un usage approprié du référendum constitutionnel, tandis que le chef du cabinet présidentiel Paweł Szefernaker a estimé que donner la parole aux Polonais était « la seule manière honnête et démocratique ».
Le cabinet de Nawrocki a indiqué que la nouvelle soumission faisait suite à l'analyse de la révision de la directive SEQE de la Commission européenne du 17 juillet 2026, qu'il a qualifiée de « corrections techniques » ne modifiant ni la direction ni le rythme des éléments les plus coûteux de la politique climatique.
- 5 aoûtLes commissions sénatoriales recommandent de refuser le consentement au référendum
- 6 aoûtLe Sénat vote 59 contre 32 (1 abstention) pour rejeter la demande de référendum
- 27 sept.Date prévue du référendum, désormais annulée
Vote au Sénat
Le Sénat polonais a voté le 6 août 2026 pour rejeter la demande du président Karol Nawrocki d'organiser un référendum national sur la politique climatique de l'UE. Cinquante-neuf sénateurs ont voté pour le rejet, 32 contre le rejet, et 1 s'est abstenu. Une source, Radiozet, a rapporté le chiffre de 57 sénateurs pour le rejet. Le vote faisait suite aux recommandations de quatre commissions sénatoriales (Affaires européennes, Infrastructures, Climat et Environnement, Agriculture et Développement rural, et Économie nationale et Innovation) de refuser le consentement, émises lors d'une séance conjointe le 5 août.
La question référendaire
Nawrocki a soumis la deuxième demande au Sénat le 23 juillet 2026. La question proposée était : « Êtes-vous favorable à la mise en œuvre par la Pologne de la politique climatique de l'Union européenne ? » Le référendum était prévu pour le 27 septembre 2026. Selon la Constitution polonaise, le président ordonne un référendum national avec le consentement du Sénat, donné à la majorité absolue en présence d'au moins la moitié du nombre statutaire de sénateurs. Le bulletin de vote aurait inclus des explications sur les conséquences d'une réponse « oui » ou « non », couvrant l'extension prévue du système SEQE2 aux bâtiments et au transport routier, les exigences d'efficacité énergétique pour les bâtiments, les restrictions sur la vente de nouvelles voitures à moteur à combustion, et les coûts pour l'industrie et l'agriculture. Un « oui » aurait signifié le consentement à poursuivre la politique climatique de l'UE, tandis qu'un « non » aurait obligé les organes de l'État à œuvrer pour modifier ou abroger les règlements générant des coûts supplémentaires, à négocier des exceptions pour la Pologne, ou à introduire des mécanismes de protection.
Justification du président
Le cabinet de Nawrocki a déclaré que la décision de soumettre à nouveau la demande faisait suite à l'analyse des propositions de révision de la directive SEQE de la Commission européenne du 17 juillet 2026. La justification indiquait que « au lieu d'une réforme réelle et profonde à la hauteur des problèmes, la Commission européenne a présenté un ensemble de corrections techniques qui ne modifient ni la direction ni le rythme final des éléments les plus coûteux de la politique climatique. » Le document affirmait que la politique climatique de l'UE conduit à une compétitivité économique affaiblie, à une hausse des prix de l'énergie et à une délocalisation de la production hors d'Europe, limitant la capacité des États à financer la sécurité, l'investissement et d'autres politiques publiques, y compris les mesures environnementales. La première demande de référendum, soumise en mai 2026, comportait une question différente faisant référence au coût de la vie, aux prix de l'énergie et au coût de gestion des entreprises et des exploitations agricoles. Le Sénat avait également rejeté cette tentative.
- Pour le rejet
- 59 sénateurs
- Contre le rejet
- 32 sénateurs
- Abstention
- 1 sénateurs
Données tirées du texte de l’article
Débat en commission
Lors de la séance conjointe de la commission le 5 août, le sénateur Piotr Masłowski du club sénatorial NOWA Polska-Centrum a proposé de refuser le consentement. Il a soutenu que l'Europe devrait investir dans les sources d'énergie renouvelables pour réduire les prix de l'énergie. Il a rappelé que lorsque Solidarna Polska avait auparavant tenté de soumettre une motion de retrait de la Pologne du SEQE, le Premier ministre Mateusz Morawiecki et Jarosław Kaczyński avaient tous deux déclaré que cela ne pouvait pas se faire. Masłowski a également noté que les représentants du président eux-mêmes avaient dit que le référendum ne portait pas sur la sortie du SEQE mais sur le renforcement de la voix de la Pologne dans les négociations de l'UE.
« Pour l'amour du ciel, ce n'est pas à cela que sert un référendum constitutionnel. Par conséquent, sans chercher d'alibi, je voterai en toute certitude contre cette demande. »
Réponse du cabinet présidentiel
Paweł Szefernaker, chef du cabinet présidentiel, a déclaré aux sénateurs que toute formulation subjective avait été retirée de la demande précédente. Il a soutenu que la question révisée était neutre et que donner le droit de vote aux Polonais était la bonne marche à suivre.
« Maintenant qu'il n'y a plus d'alibi, la seule manière honnête et démocratique est de donner le droit de vote aux Polonais. »
La révision proposée du SEQE par la Commission européenne, qui a déclenché la nouvelle soumission de Nawrocki, exigerait que les États membres consacrent au moins la moitié des recettes des enchères du SEQE aux investissements de décarbonation. La Commission estime qu'actuellement seulement 5 % de ces recettes sont destinées à cet objectif.