En bref
Andrea Sempio a déclaré sur Quarto Grado que le parquet de Pavie ne disposait pas d'éléments concluants pour justifier une mise en accusation dans le meurtre de Chiara Poggi le 13 août 2007.
Sempio a soutenu que l'empreinte 33 sur l'escalier de la cave ne contenait pas de sang lors des tests et ne peut être attribuée à lui ni à une personne précise.
Sempio a indiqué qu'il porte du 44, contre une empreinte Frau taille 42 sur la scène de crime, et que trois appels antérieurs au meurtre totalisaient moins de 30 secondes.
- 13 aoûtChiara Poggi est tuée à Garlasco
- 2 oct.Andrea Sempio répond aux procureurs de Pavie dans un entretien télévisé
Entretien télévisé sur l'enquête de Pavie
Andrea Sempio, le suspect de 38 ans dans le meurtre de Chiara Poggi, 26 ans, le 13 août 2007 à Garlasco, s'est exprimé publiquement sur les accusations après la deuxième clôture de l'enquête par le parquet de Pavie. Interrogé par Guglielmo Mazzola pour l'émission Quarto Grado, diffusée sur Retequattro et présentée par Gianluigi Nuzzi et Alessandra Viero, Sempio a déclaré que les procureurs ne disposaient pas des éléments nécessaires pour obtenir une mise en accusation. Sempio a indiqué que, s'il ne pense pas que l'affaire justifie un procès complet, sa défense est prête à aller de l'avant si les magistrats décident d'émettre une convocation formelle.
« Il ne me semble pas qu'il y ait d'arguments pour aboutir à un vrai procès. S'il arrive que nous devions aller au tribunal, c'est-à-dire affronter un vrai procès, nous l'affronterons. »
Empreinte contestée sur l'escalier de la cave
Un point central de discorde entre le parquet et la défense concerne l'empreinte 33, une marque de main droite située sur le mur de l'escalier de la cave, près de l'endroit où le corps de Poggi a été découvert. Les procureurs de Pavie, s'appuyant sur les expertises techniques de l'unité Racis des Carabiniers, ont soutenu que l'empreinte pouvait correspondre à Sempio et n'ont pas exclu qu'elle ait été laissée dans du sang. Sempio a contesté cette attribution, affirmant que son équipe a examiné les minuties et conclu que la marque ne peut lui être attribuée, ni à personne d'autre. Il a noté que plusieurs personnes posaient leurs mains contre le mur en empruntant l'escalier, ajoutant que les examens initiaux n'avaient détecté aucun sang sur la trace.
« À l'époque, ils ont effectué divers tests et n'ont trouvé aucun sang. Aujourd'hui, chacun peut dire ce qu'il veut. Nous n'avons pas besoin de savoir ce qui n'aurait pas pu être, ou ce qui ne peut être exclu. Il faut avoir la certitude : la trace était-elle sur le mur ? Oui. A-t-elle été analysée ? Oui. Y avait-il du sang ? Non. Fin de l'histoire. Pour moi, l'affaire s'arrête là. »
Mesures de chaussures et accusations de harcèlement
Sempio a également contesté les affirmations de l'accusation concernant une empreinte de chaussure laissée sur la scène de crime. La consultante médico-légale, la professeure Cattaneo, a déterminé qu'une empreinte de chaussure Frau taille 42 trouvée dans la maison était compatible avec les mesures du pied de Sempio. Sempio a déclaré qu'il portait des chaussures de taille 44 en 2007 et porte toujours du 44 aujourd'hui, soulignant que les enquêteurs n'ont jamais trouvé chez lui de chaussures compatibles ou tachées de sang.
- Chaussure Frau de la scène de crime
- 42 EU
- Pointure d'Andrea Sempio
- 44 EU
Données tirées du texte de l’article
Concernant les allégations de mobile sexuel ou de harcèlement, Sempio a noté que les relevés montrent trois appels téléphoniques au domicile des Poggi avant le meurtre, d'une durée cumulée inférieure à 30 secondes. Les analyses informatiques commandées par le parquet ont confirmé que des fichiers vidéo intimes n'ont jamais été copiés ni transférés vers des appareils externes depuis les ordinateurs appartenant à Poggi ou à Alberto Stasi.
Tests sur les pédales de vélo de Stasi et état de l'enquête
La défense d'Alberto Stasi a de son côté pointé de possibles erreurs de laboratoire concernant les analyses médico-légales sur les pédales du vélo de Stasi. Les experts techniques de Stasi ont relevé que l'ADN de Poggi avait été détecté sur les pédales un jour, mais était absent lors des tests suivants le lendemain, ce qui suggère une confusion accidentelle au laboratoire avec un échantillon de cuillère à petit-déjeuner utilisée par Poggi. Sempio a déclaré que la conclusion de cette phase d'enquête apporte un soulagement après des années de théories en circulation.
Le parquet de Pavie déterminera s'il convient de présenter une demande de mise en accusation formelle, tandis que les avocats de la défense préparent leurs contre-arguments sur les conclusions médico-légales.