En bref
Les organisateurs ont déclaré qu'environ 1 500 personnes ont participé à la National Return March près de Parliament Square le 20 juin, tandis que la police a estimé le nombre à quelques centaines. Le Temps a fait état de plusieurs milliers de participants.
Une enquête de l'ECFR menée dans 15 pays européens a révélé que 75 % des répondants britanniques sont favorables au retour dans l'UE et que 66 % des citoyens de l'UE soutiennent la réintégration du Royaume-Uni.
66 % des répondants britanniques ont déclaré que le Brexit avait nui au coût de la vie, 65 % qu'il avait endommagé l'économie et 56 % qu'il avait aggravé l'immigration illégale. 58 % des électeurs ayant voté pour le départ sont d'accord sur l'immigration.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la porte était « toujours ouverte » et le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a affirmé que l'Espagne soutiendrait l'adhésion britannique « sans aucun doute ».
- 23 juinLe Royaume-Uni vote à 51,89 % pour quitter l'UE
- 31 janv.Le Royaume-Uni quitte l'Union européenne
- 20 juinMarche nationale de retour organisée à Londres
- 23 juinDixième anniversaire du référendum sur le Brexit
Marche dans le centre de Londres
Des milliers de personnes se sont rassemblées près de la station de métro Temple le 20 juin, selon Le Temps, les organisateurs faisant état d'environ 1 500 participants. La police a estimé le nombre à quelques centaines. La National Return March a serpenté jusqu'à Parliament Square sous une mer de drapeaux de l'UE, de costumes bleu et jaune et de pancartes indiquant « Nous voulons récupérer notre étoile », « Citoyen européen » et « Re:Union ». Une femme en robe de mariée bleue tenait une pancarte demandant « Dix ans de souffrance, où sont les bénéfices ? », se faisant passer pour la mariée de l'UE.
« Toute la campagne sur le Brexit était basée sur l'immigration, et il s'est avéré que c'était une absurdité totale. »
L'organisatrice Clare Hall a déclaré que la dernière décennie avait prouvé que le Brexit était une mauvaise décision et que la vie était devenue plus difficile alors que tout devenait plus cher. Elle a ajouté que les jeunes « paieraient les conséquences du Brexit ».
Le sondage montre le regret britannique et le soutien de l'UE
Une enquête de l'ECFR menée entre le 7 et le 14 mai 2026 dans 15 pays européens a révélé que 66 % des personnes interrogées considèrent que l'adhésion du Royaume-Uni était une bonne idée à un degré ou à un autre. Le soutien à la réintégration du Royaume-Uni allait de 56 % en Bulgarie et 59 % en France et en Italie, à 75 % aux Pays-Bas et au Danemark. Même les électeurs d'extrême droite étaient favorables à des relations plus étroites : 71 % des partisans de la Confédération polonaise, 58 % des partisans de l'AfD allemande et 58 % des électeurs du Rassemblement National en France ont approuvé l'idée.
Parmi les répondants britanniques, 75 % ont déclaré vouloir le retour de leur pays dans l'UE. Le Brexit a été perçu comme ayant un impact négatif sur le coût de la vie (66 %), l'économie (65 %), les opportunités pour les jeunes (57 %), l'immigration illégale (56 %) et le commerce (56 %). Fait notable, 58 % des électeurs ayant voté pour le départ ont estimé que le Brexit avait aggravé l'immigration illégale.
- Bulgarie
- 56 %
- France
- 59 %
- Italie
- 59 %
- Pays-Bas
- 75 %
- Danemark
- 75 %
Données tirées du texte de l’article
Les réactions des dirigeants
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la porte était « toujours ouverte », tandis que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a affirmé que l'Espagne soutiendrait « sans aucun doute » l'adhésion britannique.
« La porte est toujours ouverte. »
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a évoqué une nouvelle dynamique dans les relations avec l'UE sans ouvrir la porte à une réintégration, bien que d'autres personnalités travaillistes, comme l'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, aient abordé le sujet.
Une décennie depuis le vote
Le Royaume-Uni a quitté l'UE en janvier 2020 à la suite d'un référendum le 23 juin 2016, où 51,89 % ont voté pour le départ. La marche de samedi a eu lieu trois jours avant le dixième anniversaire de ce scrutin. L'ancien leader travailliste Lord Kinnock, qui a rejoint la protestation, a qualifié le Brexit de « catastrophe totale, sans précédent et continue ».
« Une catastrophe totale, sans précédent et continue. »