Markus Söder, président de la CSU et ministre-président bavarois, a déclaré dans un entretien à l'Augsburger Allgemeinen que 'les Minijobs restent', contredisant ainsi directement la commission des retraites de sa coalition.
La commission des retraites du gouvernement a recommandé de supprimer l'exonération de 603 euros par mois pour les Minijobs et d'intégrer ces postes dans le régime légal des retraites, seuls les élèves scolarisés étant exemptés.
Une large coalition de groupes patronaux, dont l'Association allemande du commerce de détail et les employeurs de l'hôtellerie et de l'agriculture, a averti les ministres Bärbel Bas et Nina Warken que la suppression ou le renchérissement des Minijobs nuirait à des millions de travailleurs et d'entreprises.
La présidente du SoVD, Michaela Engelmeier, a qualifié les propos de Söder de 'rückwärtsgewandt' (rétrogrades) et a soutenu qu'une couverture complète des retraites lutterait contre la pauvreté des personnes âgées, en particulier pour les femmes qui occupent souvent des Minijobs en raison du manque de structures de garde d'enfants.
Le président de la CSU, Markus Söder, a tracé une ligne rouge dans le débat allemand sur les retraites et les réformes sociales. Dans un entretien à l’Augsburger Allgemeinen, le ministre-président bavarois a déclaré que « les Minijobs restent », s’opposant ainsi à une recommandation clé de la commission des retraites de la coalition. Le plafond actuel d’un Minijob est de 603 euros par mois, et la commission avait proposé de supprimer le statut fiscal et d’assurance sociale spécial de ces emplois marginaux et de les intégrer au régime légal des retraites.
« Les Minijobs restent. »
Söder a reconnu que la protection des titulaires de Minijobs contre la pauvreté des personnes âgées pourrait être discutée, mais a insisté sur le fait que la suppression serait erronée et « nuirait gravement à des secteurs importants comme la gastronomie, le commerce de détail ou l’agriculture ». Il a ajouté que les véritables réformes des retraites se situent ailleurs.
« Les grandes réformes pour la retraite sont différentes : la suppression de la retraite à 63 ans et l’entrée dans la prévoyance vieillesse par capitalisation. »
La commission des retraites, nommée par la coalition noire-rouge de la CDU, de la CSU et du SPD, avait exhorté le gouvernement à mettre en œuvre ses propositions point par point. Sa recommandation phare était de mettre fin à l’exonération des Minijobs, qui existe depuis 2003. Seuls les élèves scolarisés resteraient exemptés. La ministre du Travail, Bärbel Bas (SPD), avait mis en garde contre le fait de « démanteler l’ensemble de la construction », tandis que Söder avait critiqué immédiatement après la publication des recommandations.
Une large alliance d’associations professionnelles a renforcé la position de Söder. Dans une lettre d’avertissement adressée aux ministres Bas et à la ministre de la Santé Nina Warken (CDU), l’Association allemande du commerce de détail, l’Association allemande de l’hôtellerie et de la restauration, l’Association générale des syndicats d’employeurs agricoles et forestiers et d’autres organisations sectorielles ont demandé que les Minijobs soient préservés dans leur forme actuelle. Elles ont fait valoir que la suppression ou une augmentation significative des coûts nuirait à la fois aux employés et aux entreprises, notant que des millions de personnes avaient choisi délibérément les Minijobs pendant leurs études, en élevant une famille, en s’occupant de proches ou en occupant un emploi principal.
Le Sozialverband Deutschland (SoVD) a immédiatement condamné l’intervention de Söder. Sa présidente, Michaela Engelmeier, a qualifié ses propos de rétrogrades.
« Car en rendant à l’avenir les Minijobs pleinement assujettis à l’assurance vieillesse, on met en place un élément très important pour lutter contre la pauvreté des personnes âgées. Jusqu’à présent, les femmes en particulier ont été désavantagées parce que, faute d’offres de garde d’enfants, elles ne peuvent souvent travailler qu’à temps partiel ou dans des Minijobs. »
Elle a réclamé des investissements dans les infrastructures de crèches, de jardins d’enfants et de garde périscolaire, arguant qu’une couverture complète des retraites serait la voie la plus efficace.
La garantie publique de Söder révèle une fracture au sein de l’alliance au pouvoir. Alors que la CDU, la CSU et le SPD avaient initialement indiqué qu’ils adopteraient les recommandations de la commission quasiment sans changement, la promesse explicite du chef de la CSU selon laquelle les Minijobs ne seront pas touchés soulève des questions sur la part du projet qui pourra survivre au processus législatif. Le débat oppose le parti du chancelier et son partenaire de coalition à un élément clé du paquet de réformes à un moment où les finances publiques sont déjà sous pression.
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Le chef de la CSU, Markus Söder, s’est opposé à l’appel d’une commission gouvernementale sur les retraites visant à supprimer les « Minijobs » faiblement rémunérés, promettant qu’ils perdureront et avertissant des dommages pour l’hôtellerie-restauration, le commerce de détail et l’agriculture.
Texte IA fondé sur les articles de ZEIT ONLINE, tagesschau.de, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Publié .