En bref
Le Riksdag a voté par 248 voix contre 99 contre Magdalena Andersson comme Première ministre jeudi 15 octobre. Les 99 voix favorables provenaient toutes de son propre parti social-démocrate.
Le Parti du centre s'oppose à des postes ministériels pour le Parti de gauche, qui ne soutiendra qu'un gouvernement de gauche auquel il appartient. Le bloc de gauche détient 176 sièges contre 173 pour le bloc de centre droit.
Le président du Parlement, Andreas Norlén, dispose de quatre tentatives pour soumettre un candidat à un vote. De nouvelles élections devront être convoquées si le Parlement ne soutient pas un candidat après trois nouvelles tentatives.
Ulf Kristersson assure les fonctions de Premier ministre après avoir formellement présenté sa démission, jusqu'à ce qu'un successeur soit choisi par le Parlement.

- 2 oct.Le président du Parlement Andreas Norlén confie de nouveau à Andersson la formation d'un gouvernement
- 13 oct.Andersson déclare que les conditions pour former un gouvernement ne sont pas réunies
- 15 oct.Le Riksdag rejette Andersson comme Première ministre, par 248 voix contre 99
Le vote
Le Riksdag suédois a rejeté jeudi 15 octobre Magdalena Andersson comme Première ministre par 248 voix contre 99. Les 99 voix favorables provenaient toutes de son propre parti social-démocrate, tandis que les 248 députés restants, issus de six autres partis, ont voté contre. Le résultat était largement attendu, et Andersson elle-même avait déclaré mardi 13 octobre que les conditions pour former un gouvernement n'étaient pas réunies. Les sociaux-démocrates sont arrivés en tête des élections du 13 septembre, mais le pays est désormais sans gouvernement depuis plus d'un mois.
- Pour
- 99 voix
- Contre
- 248 voix
Données tirées du texte de l’article
Comment les discussions se sont enlisées
Les élections ont laissé le bloc de centre gauche avec 176 sièges contre 173 pour le bloc de centre droit du Premier ministre sortant Ulf Kristersson, qui inclut les Démocrates de Suède. Les sociaux-démocrates, le Parti de gauche, le Parti du centre et les Verts détiennent ensemble 176 sièges, une majorité étroite. Le Parti du centre a déclaré qu'il s'opposerait à tout gouvernement accordant des postes ministériels au Parti de gauche, tandis que le Parti de gauche a insisté sur le fait qu'il ne soutiendrait qu'un gouvernement de gauche auquel il participerait. Le bloc d'Andersson a besoin du consentement du Parti du centre, du Parti de gauche et des Verts pour parvenir à un accord. Andersson a interrompu les discussions après que le Parti de gauche a voté pour la réélection d'Andreas Norlén comme président du Riksdag plutôt que pour le candidat social-démocrate. Après le vote de jeudi, elle a décrit la situation au Parlement comme très complexe, avec une longue liste de blocages à gauche, au centre et à droite.
- Bloc de centre gauche
- 176 sièges
- Bloc de centre droit
- 173 sièges
Données tirées du texte de l’article
Chronologie depuis les élections
Andersson a été désignée six jours après les élections pour mener les négociations sur un nouveau gouvernement. Elle a renoncé à ce premier mandat le 28 septembre, après avoir constaté de profonds désaccords entre le Parti du centre et le Parti de gauche. Le président du Parlement, Andreas Norlén, lui a de nouveau confié cette tâche le 2 octobre, avertissant que les contacts formels devraient cette fois aboutir à un vote dans l'hémicycle. Andersson, première femme Première ministre de Suède de 2021 à 2022, a désormais tenté deux fois de former un gouvernement sans succès. Le vote de jeudi était le premier des quatre essais dont dispose le président du Parlement pour proposer un candidat.
Ce qui va se passer maintenant
Le président du Parlement, Andreas Norlén, va maintenant consulter les dirigeants de tous les partis pour trouver une personne susceptible d'obtenir une majorité parlementaire, et cette personne pourrait être à nouveau Andersson ou un autre responsable politique. Si le Parlement ne soutient toujours pas un candidat proposé par Norlén après trois nouvelles tentatives, des élections anticipées devront être convoquées. En attendant qu'un nouveau Premier ministre soit choisi, Ulf Kristersson, des Modérés, assure les fonctions de chef du gouvernement, après avoir formellement présenté sa démission. Les Modérés sont le deuxième parti du Riksdag, et Andersson a déclaré qu'il était raisonnable qu'ils examinent s'ils peuvent obtenir un soutien. Le Parti du centre et le Parti de gauche restent les principaux points de blocage dans la recherche d'une majorité.