Aucun des 23 objectifs mondiaux ne présente un tableau entièrement positif et des lacunes importantes subsistent dans la mise en œuvre, a déclaré Guterres lors d'une conférence de presse jeudi 15 octobre.
Si les objectifs actuellement promis par les pays sont atteints, seuls 26 % des terres et 12 % des mers seraient protégés, a déclaré Guterres.
Pour chaque dollar dépensé pour protéger la nature, 30 dollars vont à des activités qui la détruisent, a averti Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l'environnement.
Le sommet sur la biodiversité débute lundi 19 octobre à Erevan, où les progrès du cadre de 2022 seront évalués.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a présenté jeudi 15 octobre, lors d'une conférence de presse en Arménie, le premier bilan mondial de l'action menée dans le cadre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, quatre jours avant l'ouverture du sommet sur la biodiversité COP17 à Erevan, le 19 octobre. Le bilan conclut qu'aucun des 23 objectifs mondiaux ne présente un tableau entièrement positif et que des lacunes importantes subsistent dans la mise en œuvre des mesures promises par les pays. Guterres a commencé par une bonne nouvelle : 90 % des parties signataires de l'accord ont fixé des objectifs, et la moitié d'entre elles disposent de plans d'action spécifiques. Il est ensuite passé aux mauvaises, décrivant un écart manifeste entre l'ambition et l'action. Si les objectifs actuellement promis par les pays sont atteints, seuls 26 % des terres et 12 % des mers seraient protégés, a-t-il déclaré.
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Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l'environnement, a chiffré le déséquilibre : pour chaque dollar dépensé pour protéger la nature, 30 dollars vont à des activités qui la détruisent. Guterres a tenu le même discours à Erevan, affirmant que subventionner les énergies fossiles revient à subventionner le suicide et que les hydrocarbures réchauffent la planète et sont un fléau pour la biodiversité. Les gouvernements ont du mal à supprimer les subventions nuisibles à la nature, un engagement pris en 2022 dont les progrès doivent être examinés à la COP17. Guterres a déclaré que les pays devraient atteindre les objectifs de 2030, mais, comme pour les subventions nuisibles, ils sont en retard sur presque toutes les étapes. Bloomberg estime à 700 milliards de dollars par an les sommes nécessaires pour atteindre les objectifs, et les gouvernements ne s'accordent pas sur la manière de les lever. Par ailleurs, 130 entreprises, dont BNP Paribas, Danone et Hermès, ont écrit aux gouvernements début octobre pour leur demander de réformer les incitations financières, estimées à 2,6 milliards de dollars par an, qui orientent encore des fonds publics excessifs vers des activités qui épuisent les ressources naturelles.
L'accord conclu en 2022 à la Cop15 à Montréal fixait 23 objectifs, notamment protéger 30 % de la planète pour la nature, restaurer 30 % des écosystèmes dégradés et s'attaquer à 500 milliards de dollars de subventions nuisibles à l'environnement. Presque tous les pays l'ont soutenu, à l'exception des États-Unis et du Vatican. Depuis, l'action est restée insuffisante, et les gouvernements ont reconnu lors de réunions préparatoires qu'ils n'étaient pas sur la bonne voie pour aucun de ces objectifs. Le système de feux tricolores utilisé pour évaluer l'action nationale est rempli de jaune, d'orange et de rouge. La séquence des étapes récentes menant au sommet est présentée ci-dessous.
La COP17 s'ouvre lundi 19 octobre à Erevan, où les délégués évalueront les progrès vers les objectifs et examineront les moyens d'accélérer l'action. Guterres a déclaré à la presse que le financement, les capacités, la coopération et les données manquent encore aux progrès décrits dans le rapport. Il a appelé les gouvernements à créer les bonnes incitations, à supprimer les subventions nuisibles et à renforcer les mesures de protection sociale. Il a également averti que la nature ne serait pas sauvée par les seules bonnes intentions et a décrit trois crises mondiales interconnectées, la première étant la crise climatique. Le tableau de bord préparatoire n'est pas bon, et le sommet doit mesurer l'ampleur du retard pris sur les objectifs de 2030.
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Seuls 26 % des terres et 12 % des mers seraient protégés si les engagements actuels étaient tenus, a déclaré le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors d'une conférence de presse en Arménie, quatre jours avant l'ouverture de la COP17 à Erevan.
Texte IA fondé sur les articles de SAPO, Bloomberg Business, The Guardian et d’autres médias. Publié .