Le secrétaire d'État Marco Rubio a ordonné au ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et à son équipe de quitter New York immédiatement le 28 septembre, après l'impasse des négociations indirectes.
La mission iranienne auprès de l'ONU a indiqué que sa délégation était partie à 01h20 le 29 septembre, conformément à un itinéraire transmis au département d'État américain le 17 septembre.
La porte-parole Fatemeh Mohajerani a confirmé que Téhéran examinait une proposition américaine sur le détroit d'Ormuz, après l'avertissement de Donald Trump le 30 septembre sur le choix entre frappes militaires et accord.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a ordonné lundi soir au ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et à sa délégation diplomatique de quitter les États-Unis. Cette directive a suivi l'effondrement complet des négociations indirectes entre Washington et Téhéran, tenues en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Si l'administration Trump avait délivré des visas assortis de restrictions de déplacement strictes pour permettre aux responsables iraniens de participer à la réunion annuelle, les frictions diplomatiques ont persisté tout au long de la semaine. Le président iranien Masoud Pezeshkian a quitté New York un jour après avoir prononcé son discours officiel devant l'Assemblée, laissant Araghchi sur place pour mener des discussions médiatisées sur la réouverture du détroit d'Ormuz, les conditions d'un arrêt de la guerre au sens large et les modalités d'une reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien.
Bien que la Maison-Blanche ait initialement escompté des avancées concrètes lundi, les discussions médiatisées par des responsables qataris ont abouti à une impasse en fin d'après-midi. La mission des États-Unis auprès des Nations unies a ensuite notifié à la mission iranienne qu'Araghchi et son équipe devaient quitter le pays immédiatement. Des responsables américains ont expliqué que Rubio avait estimé que les diplomates avaient prolongé leur séjour au-delà du nécessaire, les sessions de haut niveau de l'Assemblée générale étant terminées. Selon des sources citées par des agences de presse, la délégation iranienne comptait initialement rester à New York jusqu'à mercredi. Après la notification des responsables américains, Araghchi et ses collaborateurs se sont rendus à l'aéroport et ont embarqué à 01h20, mardi matin, sur un vol régulier à destination de Doha.
La mission permanente de l'Iran auprès des Nations unies a contesté l'affirmation selon laquelle ses diplomates auraient été contraints de quitter les États-Unis. Dans un communiqué officiel publié sur les réseaux sociaux, la mission iranienne a affirmé que la délégation avait quitté New York lundi soir conformément à un itinéraire de voyage transmis à l'avance au département d'État américain le 17 septembre. La mission a qualifié les déclarations de Washington de rapports sans fondement, alléguant que les responsables américains avaient diffusé de fausses informations parce que les États-Unis n'avaient obtenu aucune concession lors des discussions de New York. Téhéran a maintenu que sa délégation avait mené à bien son programme diplomatique et était partie exactement selon son calendrier initial.
Après son arrivée à Téhéran via Doha, Araghchi a présenté la dernière proposition de négociation américaine au président Pezeshkian et au cabinet iranien. La porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani, a confirmé à l'agence de presse d'État IRNA que la direction iranienne examinait la réponse de Washington concernant le détroit d'Ormuz. Cet échange fait suite au rejet par le président Donald Trump d'un plan iranien de sept jours visant à rouvrir le passage maritime stratégique, qui exigeait que les États-Unis lèvent leur blocus naval. Le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran en est à son huitième mois, marqué par le maintien du dispositif naval, des sanctions économiques et des frappes maritimes contre des pétroliers commerciaux. Trump s'est exprimé mercredi sur l'impasse diplomatique.
« Peut-être que je vais les faire sauter. Nous devons prendre cette décision. Soit nous les faisons sauter, soit nous concluons un accord. Mais le temps presse. Cela se terminera très bientôt. D'une manière ou d'une autre. »
Les médiateurs régionaux du Qatar poursuivent des discussions indirectes avec les deux parties, tentant de négocier un compromis sur les blocus navals et le transit maritime dans le golfe Persique.
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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a demandé au ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi de quitter le pays après l'échec de discussions indirectes sur le détroit d'Ormuz, Washington et Téhéran livrant des versions contradictoires.
Texte IA fondé sur les articles de N-tv, SAPO, ANSA.it et d’autres médias. Modifié .