L'IfW Kiel a maintenu inchangée sa prévision de croissance du PIB pour 2026, se démarquant d'autres instituts qui ont réduit la leur à 0,5–0,6 %.
L'institut a réduit sa projection de croissance pour 2027 de 1,4 % à 1,0 %, invoquant des pressions persistantes sur les prix des matières premières dues à la guerre en Iran.
L'inflation des prix à la consommation devrait passer de 2,2 % en 2025 à 2,8 % en 2026, érodant le pouvoir d'achat des ménages.
L'emploi devrait passer de près de 46 millions en 2025 à 45,8 millions en 2026 et 45,7 millions en 2027, pénalisé par une dynamique faible et la démographie.
L'Institut pour l'économie mondiale de Kiel (IfW) a laissé inchangée jeudi sa prévision de croissance pour l'Allemagne en 2026, à 0,8 %, résistant à la tendance amorcée par la plupart des autres instituts économiques, le gouvernement fédéral et la Commission européenne, qui ont tous revu leurs projections à la baisse, entre 0,5 % et 0,6 % ces dernières semaines. Le chiffre de l'IfW pour 2026 est en fait supérieur à sa prévision de juin 2025, qui était de 0,3 %. Pour 2027, cependant, les chercheurs de Kiel ont réduit leurs perspectives de 1,4 % à 1,0 %.
« Les conséquences de la guerre en Iran freinent la production économique. La hausse des prix des matières premières s'avère plus persistante, ce qui pèsera sur la dynamique économique au cours de l'année à venir. »
L'institut a décrit des forces opposées agissant sur l'économie allemande. La politique budgétaire fournit des impulsions expansionnistes par le biais de la consommation publique et des dépenses d'investissement, notamment dans les infrastructures et le réarmement. Parallèlement, les retombées de la guerre en Iran freinent la dynamique économique. Les exportations se sont récemment stabilisées, mais l'IfW ne voit aucun signe de la vigoureuse reprise des exportations et de l'investissement des entreprises qui caractérisait les reprises précédentes.
« Le déclin de la compétitivité allemande entraînera de nouvelles pertes de parts de marché mondiales. Par rapport aux reprises antérieures, les gains attendus sont maigres. Sans des réformes en profondeur pour renforcer le site de production, l'économie allemande dérive vers des eaux de forces de croissance déclinantes avec des conflits de répartition qui s'intensifient. »
Le PIB allemand a augmenté de 0,3 % au premier trimestre. L'IfW s'attend à une légère contraction de 0,1 % au deuxième trimestre, suivie d'une croissance modérée aux troisième et quatrième trimestres, l'effet positif des investissements publics se faisant sentir au second semestre. L'inflation devrait passer de 2,2 % en 2025 à 2,8 % en 2026, tirée par la hausse des prix des matières premières liée à la guerre en Iran, et rester élevée à 2,3 % en 2027.
Le marché du travail ne devrait s'améliorer que progressivement. L'IfW prévoit que l'emploi tombera à 45,8 millions en 2026 et à un peu plus de 45,7 millions en 2027, contre près de 46 millions en 2025, en partie à cause du rétrécissement démographique de la population active. L'orientation budgétaire expansionniste devrait également creuser le déficit public, qui passerait de 2,8 % du PIB à 4,1 % d'ici 2027.
Données tirées du texte de l’article
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarMacroéconomie · Kiel
L'Institut pour l'économie mondiale de Kiel a maintenu sa prévision de croissance du PIB de l'Allemagne à 0,8 % pour 2026, défiant une vague de dégradations de la part d'autres prévisionnistes, mais a abaissé sa projection pour 2027 de 1,4 % à 1,0 %, la guerre en Iran maintenant les prix des matières premières à un niveau élevé.
Texte IA fondé sur les articles de Norddeutscher Rundfunk, N-tv, DIE WELT et d’autres médias. Publié .