Le régulateur sanitaire russe a déclaré jeudi (8 octobre) que les informations faisant état d'une seconde personne malade étaient fausses. Environ 200 personnes ont été isolées et, après près de 5 000 tests, 90 pour cent ont été libérées de quarantaine.
L'OMS a demandé à Moscou des informations sur ce cas et a ensuite attribué les informations sur un second cas à un site de potins russe cité par des tabloïds occidentaux. Son directeur a déclaré le 7 octobre que l'employée était décédée après avoir été hospitalisée pour une pneumonie grave.
Les responsables russes affirment que les tests n'ont pas établi de lien entre la maladie de Darya Shipilova et son travail, mais le décès n'a pas été confirmé comme étant dû à la peste pulmonaire. Le gouverneur Igor Kobzev a déclaré les mesures anti-épidémiques terminées le 8 octobre.
Darya Shipilova, employée de laboratoire de 28 ans à l'Institut de recherche anti-peste de Sibérie à Irkoutsk, est morte le 2 octobre, selon une chronologie fournie par Deutsche Welle. Elle s'était rendue pour la dernière fois au laboratoire le 25 septembre et avait été hospitalisée le 29 septembre avec des symptômes d'infection pulmonaire. Les premiers articles de presse sur son décès sont parus le 2 octobre, et les autorités russes ont ensuite évoqué une pneumonie d'origine inconnue. Des responsables russes ont déclaré que les tests n'avaient pas établi de lien entre sa maladie et son travail, et la Russie a affirmé qu'aucun agent pathogène dangereux n'avait été trouvé chez ses contacts. Des rumeurs selon lesquelles elle aurait contracté la peste pulmonaire après avoir cassé un tube à essai se sont rapidement propagées dans les médias et les réseaux sociaux russes. D'anciens collègues et amis ont rejeté cette version et affirmé qu'elle salissait sa mémoire.
Sa mère, Svetlana Shipilova, qui travaille dans le secteur de la santé, a déclaré au média russe Glubina que l'hypothèse du tube cassé était absurde.
« Je connais la vérité. Je dois me défendre contre des connaissances stupides qui ont tout cru, les plus intelligentes, bien sûr, n'y croient pas. »
Les autorités d'Irkoutsk ont imposé une quarantaine à trois hôpitaux de la ville, à un hôpital pour enfants et à une maternité, et ont isolé environ 200 personnes ayant été en contact avec elle. Après près de 5 000 tests de laboratoire, les autorités ont levé la quarantaine pour 90 pour cent de ces personnes et ont indiqué qu'aucun cas de peste n'avait été confirmé. Le gouverneur d'Irkoutsk, Igor Kobzev, a déclaré le 8 octobre que les mesures anti-épidémiques étaient terminées. Le gouverneur a également affirmé qu'aucun micro-organisme lié à son travail n'avait été trouvé dans ses échantillons biologiques. Le régulateur sanitaire russe a déclaré jeudi que les informations faisant état d'une seconde personne malade étaient fausses, et les autorités russes décrivent la situation dans la région comme calme.
L'Organisation mondiale de la santé a demandé à Moscou des informations sur ce cas, mais a ensuite indiqué que la source des informations sur un second cas était un site de potins russe cité par des tabloïds occidentaux. Lors d'une conférence de presse mercredi, le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a invoqué le Règlement sanitaire international, qui oblige les pays, dont la Russie, à partager les informations sanitaires susceptibles d'avoir des implications internationales. Il a déclaré :
« Nous n'avons pas encore une vision complète de cet événement. »
L'OMS a indiqué le 7 octobre qu'elle était décédée après avoir été hospitalisée pour une pneumonie grave. Le président Donald Trump a également demandé davantage d'informations, tandis que la Russie insiste sur le fait que la situation ne constitue pas une urgence sanitaire.
La peste est causée par la bactérie Yersinia pestis, que les rongeurs et leurs puces peuvent transmettre à l'homme. La peste pulmonaire peut se propager entre les personnes par les gouttelettes respiratoires, et Richard Martinello, de la faculté de médecine de Yale, indique que les antibiotiques doivent être administrés dès les premiers signes d'infection pour être efficaces. Entre 2019 et 2024, l'OMS a recensé 1 893 cas de peste confirmés en République démocratique du Congo, le plus grand nombre pour un pays, tandis que les États-Unis ont signalé 25 cas, selon le CDC.
Données tirées du texte de l’article
Un rapport du CDC publié en octobre a décrit un décès par peste pulmonaire survenu en juillet 2025 dans le comté de Coconino, en Arizona. Le jeune patient de sexe masculin avait été exposé à deux chats domestiques malades avant de tomber malade, et 46 personnes ont été exposées à lui sans contracter la maladie. Colin McKenzie, microbiologiste à l'hôpital universitaire de Düsseldorf, a déclaré à Deutsche Welle :
« La pneumonie a un certain taux d'issue fatale, même chez des personnes auparavant en bonne santé. »
Il a ajouté que la courte période d'incubation de quelques jours dans la chronologie rapportée pouvait aussi correspondre à la peste, de sorte que les dates seules ne permettent pas de l'exclure.
Des publications en ligne ont lié le décès à un vaccin israélien contre la peste, affirmant que les deux événements s'étaient produits à une proximité suspecte. Le vaccin à ARNm a été mis au point par des chercheurs de l'université de Tel-Aviv en collaboration avec l'Institut israélien de recherche biologique, les résultats des essais sur des souris ayant été publiés dans Advanced Science en avril 2025. L'université avait promu ces recherches dès mars 2023, bien avant que le décès de la femme ne soit signalé pour la première fois le 2 octobre 2026. Les autorités russes ont déclaré qu'aucune preuve ne montrait qu'elle avait été infectée par du matériel de laboratoire, et l'OMS a demandé des informations complémentaires.
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarSanté & Éducation · Irkoutsk
Les autorités russes affirment que les informations faisant état d'un second patient atteint de la peste sont fausses, tandis que l'OMS a demandé à Moscou des informations sur la mort de l'employée de laboratoire Darya Shipilova à Irkoutsk, en Sibérie.
Texte IA fondé sur les articles de LaSexta, Axios, NPR et d’autres médias. Modifié .