La milice pro-gouvernementale des Forces de paix du Tigré et l'armée éthiopienne sont entrées à Mekele le 3 octobre 2026, sécurisant l'aéroport Alula Aba Nega et patrouillant dans les bâtiments officiels.
Le dirigeant régional du Tigré, Debretsion Gebremichael, a annoncé que les forces rebelles avaient évacué Mekele pour passer à la guérilla après avoir lancé une offensive le 23 septembre 2026.
Les affrontements ont déplacé environ 150 000 habitants dans la région de l'Afar, les combats se rapprochant du corridor commercial qui achemine environ 95 % des importations éthiopiennes depuis Djibouti.
Les dirigeants de l'Égypte, de l'Érythrée, de la Somalie et du Soudan se sont réunis à Alamein le 4 octobre 2026, sur fond d'accusations éthiopiennes de soutien étranger aux forces rebelles du nord.
Les forces fédérales éthiopiennes et les unités de milices alliées ont consolidé leur contrôle sur Mekele le 4 octobre 2026, patrouillant dans les quartiers administratifs et sécurisant les infrastructures vitales. Les combattants des Forces de paix du Tigré, une milice pro-gouvernementale issue d'une scission de la direction régionale, sont entrés dans le centre-ville samedi après-midi, précédant les colonnes de l'armée fédérale. L'opération au sol a suivi la prise de l'aéroport Alula Aba Nega vendredi, inversant les positions conquises par les unités rebelles au début de leur offensive le 23 septembre 2026. Les télécommunications ont été rétablies dans certaines parties de Mekele dimanche, après plus d'une semaine de coupure. Les commerces sont restés fermés dans la capitale, les commerçants évacuant leurs marchandises, laissant les habitants organiser des tours de garde temporaires devant les postes de police abandonnés.
Le Front de libération du peuple du Tigré a annoncé que les autorités régionales avaient évacué Mekele pour opérer depuis des bases de repli dans les campagnes. Le mouvement a déclaré que ce retrait visait à éviter des pertes civiles et à préparer les forces conventionnelles à une contre-offensive.
« Notre stratégie est de frapper l'ennemi là où nous le voulons. »
Le président rebelle Debretsion Gebremichael a promis un retour aux tactiques de guérilla en montagne, à l'image de la guerre civile de 2020-2022, lorsque les forces fédérales avaient pris Mekele avant que les rebelles ne la reprennent à la mi-2021. La dernière offensive, organisée avec six groupes d'opposition alliés au sein des Forces de coalition pour la survie des peuples éthiopiens, a fait s'effondrer l'accord de paix de Pretoria de 2022 qui avait mis fin à deux ans de conflit.
Données tirées du texte de l’article
Les combats se sont étendus aux régions voisines de l'Afar et de l'Amhara, provoquant de graves perturbations logistiques et des déplacements de population. Les unités de l'opposition ont pris la localité d'Erebti et progressé vers Afdera pour tenter d'atteindre la principale route reliant Addis-Abeba à Djibouti. Cet axe unique assure environ 95 % des importations maritimes de l'Éthiopie, pays enclavé de 130 millions d'habitants dépendant de cette route pour le carburant commercial, les vivres et le fret industriel. Le gouverneur de l'Afar a déclaré qu'environ 150 000 habitants avaient fui leurs communautés en raison des combats, affirmant par ailleurs que des unités militaires érythréennes avaient franchi la frontière et occupaient plus des deux tiers du territoire régional.
L'escalade a accru les tensions entre les pays voisins de la Corne de l'Afrique. Le chef d'état-major éthiopien, le maréchal Birhanu Jula, a accusé l'Érythrée, le Soudan et l'Égypte de financer et d'approvisionner l'alliance d'opposition du nord, ce qui a conduit Addis-Abeba et Asmara à rompre leurs relations diplomatiques. Face à la montée des tensions frontalières, le département d'État américain a lancé un appel invitant les États de la région à respecter les frontières territoriales et à revenir à la négociation. Dimanche, le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi a réuni à Alamein un mini-sommet avec le président érythréen Isaias Afwerki, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud et le chef de l'armée soudanaise Abdel Fattah al-Burhan, en marge d'un Forum africain des affaires, pour examiner la crise.
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Les troupes fédérales éthiopiennes et les milices alliées ont pris le contrôle de Mekele, capitale régionale du Tigré, après le retrait des forces rebelles de la ville, au terme de dix jours de combats intenses dans le nord de l'Éthiopie.
Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, France 24, europa press et d’autres médias. Modifié .