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En bref

  • Le département d'État américain a désigné le Premier Commando de la Capitale (PCC) et le Commando Vermelho (CV) comme terroristes mondiaux spécialement désignés, avec une inscription comme organisation terroriste étrangère effective le 5 juin.

  • Le président Lula a averti les États-Unis de ne pas « jouer avec notre démocratie » et a déclaré que le Brésil n'acceptera pas d'être traité comme une « république bananière », craignant que cette étiquette n'ouvre la voie à une intervention militaire.

  • Lula a accusé le pré-candidat à la présidence d'avoir trahi la patrie en se rendant à Washington pour demander la désignation terroriste des gangs, le comparant à un traître historique.

  • Les experts avertissent que la désignation pourrait entraîner des sanctions contre les institutions financières et les entreprises brésiliennes qui interagissent sans le savoir avec des membres de gangs, nuisant potentiellement à l'économie.

  • Un projet de loi visant à classer le PCC, le CV et 11 autres groupes latino-américains comme terroristes au niveau national a progressé au Congrès brésilien mais nécessite encore une approbation supplémentaire.

Brasilia
Brasilia
Brasilia, Washington, São Paulo · Brésil, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 28 maiLe secrétaire d'État américain Marco Rubio annonce la désignation du PCC et du CV comme terroristes mondiaux spécialement désignés.
  2. 29 maiLula condamne publiquement la décision américaine, accusant Flavio Bolsonaro de trahison.
  3. 5 juinLa désignation du PCC et du CV comme organisations terroristes étrangères doit entrer en vigueur.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a lancé une attaque virulente contre les États-Unis vendredi, rejetant leur décision de désigner les deux plus grandes factions criminelles du pays, le Premier Commando de la Capitale (PCC) et le Commando Vermelho (CV), comme organisations terroristes. Cette mesure, annoncée par le secrétaire d'État américain Marco Rubio, doit entrer en vigueur le 5 juin et a déclenché une vive tempête politique au Brésil à l'approche de l'élection présidentielle d'octobre.

Une réponse furieuse de Lula

S'exprimant lors d'un événement dans l'État du Sergipe, dans le nord-est du pays, Lula a averti les États-Unis de ne pas « jouer avec notre démocratie » et a insisté sur le fait que le Brésil ne serait pas traité comme une « république bananière ». Il a établi une distinction nette entre la violence motivée par le profit des gangs et le terrorisme international idéologique.

« La terreur infligée par ces organisations aux communautés vise à générer des profits par le crime – spécifiquement par le trafic de drogue et d'armes. Ces activités ne doivent pas être confondues avec les actions motivées idéologiquement, politiquement ou religieusement, caractéristiques du terrorisme international. »

Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil

Lula a révélé avoir passé trois heures avec le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche plus tôt dans le mois, remettant des documents sur la coopération bilatérale contre le crime organisé. Il a exprimé sa déception que la désignation ait été faite malgré ces discussions, suggérant que le secrétaire d'État Rubio avait été absent de la réunion parce qu'il était « prêt à aider un fils d'un partisan de Bolsonaro ».

Accusations de « trahison » contre Flavio Bolsonaro

La colère de Lula s'est dirigée directement contre le sénateur Flavio Bolsonaro, pré-candidat à la présidence lors de l'élection d'octobre et fils de l'ancien président Jair Bolsonaro. Le sénateur a rencontré Trump et Rubio à Washington cette semaine pour défendre la désignation terroriste. Lula l'a accusé d'avoir « trahi notre patrie » en se rendant aux États-Unis pour « demander une intervention au Brésil », le comparant à Joaquim Silvério dos Reis, une figure historique connue pour avoir trahi le mouvement séparatiste de l'Inconfidência Mineira.

« J'ai passé trois heures avec le président Trump – trois heures entières. Ne jouez pas avec la souveraineté de ce pays. Ne jouez pas avec notre démocratie. »

Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil

Le vice-président brésilien Geraldo Alckmin a également critiqué le « clan Bolsonaro », suggérant que le sénateur utilisait cette question pour détourner l'attention d'un scandale impliquant ses liens avec l'ancien banquier emprisonné Daniel Vorcaro de la Banco Master. Alckmin a affirmé que Flavio Bolsonaro avait demandé des paiements à Vorcaro liés à un film sur son père, le banquier ayant prétendument payé 64 millions de reais.

Risques économiques et sécuritaires

Les experts avertissent que la désignation américaine pourrait avoir des répercussions économiques importantes pour le Brésil, même sans loi nationale correspondante. Cette étiquette gèle tous les actifs américains liés aux groupes ciblés et peut pénaliser quiconque leur apporte un « soutien matériel ou des ressources ». Cela pourrait potentiellement affecter les institutions financières et même les victimes d'extorsion forcées de payer les gangs.

« La redésignation des factions criminelles comme groupes terroristes n'a pas d'effets pratiques significatifs dans la lutte contre des groupes comme le PCC et le CV, mais elle a des conséquences économiques importantes si les États-Unis adoptent des sanctions contre les institutions brésiliennes. »

Roberto Uchôa

Un commissaire de la police fédérale brésilienne, Luciano Flores, a déclaré que le PCC et le CV ne « relèvent pas du champ d'application de la loi qui caractérise les organisations terroristes » et sont plutôt classés comme « organisations criminelles opérant à l'international ». La présidence brésilienne a averti que la mesure unilatérale américaine « représente un recul potentiel dans la lutte contre le crime, un risque pour la vie humaine et un préjudice économique pour le pays ».

Les gangs et le contexte politique

Le PCC et le CV ont émergé des prisons brésiliennes et se sont étendus à travers le pays et les frontières internationales, dominant le trafic de drogue et exerçant un contrôle sur de vastes zones urbaines par le trafic de drogue, d'armes et l'extorsion. Lula a reconnu la terreur qu'ils infligent aux communautés brésiliennes mais a insisté sur le fait que la lutte doit être menée par les institutions nationales. Il a également exigé l'extradition de fugitifs brésiliens qu'il affirme vivre aux États-Unis, mentionnant spécifiquement des suspects à Miami et dans le Delaware.

La controverse survient alors que le propre Congrès brésilien débat d'une législation visant à classer les gangs comme terroristes au niveau national. Un projet de loi approuvé le mois dernier par la Commission des relations extérieures et de la défense nationale de la Chambre des députés désignerait le CV, le PCC et 11 autres groupes criminels latino-américains comme terroristes, mais il nécessite encore d'autres approbations pour devenir loi.

À suivre dans l’édition du jour

Zacharia quitterait son poste de porte-parole de la Maison-Blanche

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Sources et contexte

  • Observadorle 30 mai à 00:10Lula critica EUA e afirma que Brasil não aceita ser tratado como "republiqueta"
  • Al Jazeera Onlinele 30 mai à 00:02'Arbitrary measures': Lula slams US 'terror' designation for Brazil gangs
  • Notícias ao Minutole 29 mai à 22:27PCC e CV? Vice do Brasil critica "clã Bolsonaro" após decisão dos EUA
  • RFIle 29 mai à 21:53Lula blasts US for labelling Brazil crime factions as terrorists
Luiz Inacio Lula da Silva
Président du Brésil, candidat à sa réélection en octobre 2026, qui a condamné la désignation terroriste américaine des gangs brésiliens.
Marco Rubio
Secrétaire d'État américain qui a annoncé la désignation du PCC et du CV comme organisations terroristes.
Flavio Bolsonaro
Sénateur brésilien et pré-candidat à la présidence qui a demandé aux États-Unis de désigner les gangs comme terroristes.
Donald Trump
Président des États-Unis qui a rencontré Lula et Flavio Bolsonaro au sujet du crime organisé au Brésil.
Jair Bolsonaro
Ancien président du Brésil et père du sénateur Flavio Bolsonaro.
Geraldo Alckmin
Vice-président du Brésil qui a critiqué le « clan Bolsonaro » au sujet de la désignation terroriste américaine.
Celso Amorim
Conseiller principal de Lula en politique étrangère qui a réagi avec prudence à l'annonce américaine.
Roberto Uchôa
Ancien policier et chercheur au Centre d'études sociales de l'Université de Coimbra qui a commenté les risques économiques de la désignation.
Luciano Flores
Commissaire de la police fédérale brésilienne qui a déclaré que les gangs ne relèvent pas du champ d'application légal des organisations terroristes.
Daniel Vorcaro
Ancien banquier emprisonné de la Banco Master, prétendument impliqué dans un scandale de corruption lié à Flavio Bolsonaro.

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Publié le 30 mai à 17:55.

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Dans ce texte

Une réponse furieuse de LulaUne réponse furieuse de LulaAccusations de « trahison » contre Flavio BolsonaroAccusations de « trahison » contre Flavio BolsonaroRisques économiques et sécuritairesRisques économiques et sécuritairesLes gangs et le contexte politiqueLes gangs et le contexte politique

Fondé sur les articles de

Observador, Al Jazeera Online, Notícias ao Minuto, RFI, Deutsche Welle, BBC, Reuters

Liste des sources

Diplomatie · Brasilia, Washington et São Paulo

Lula qualifie de « menace pour la souveraineté » la désignation de gangs brésiliens comme « terroristes » par les États-Unis et accuse Bolsonaro de « trahison »

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a violemment dénoncé la décision des États-Unis de désigner comme organisations terroristes deux des plus grands gangs criminels du pays, avertissant qu'elle pourrait ouvrir la voie à une intervention militaire étrangère et accusant un rival politique de « trahison » pour avoir sollicité cette mesure.

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Texte IA fondé sur les articles de Observador, Al Jazeera Online, Notícias ao Minuto et d’autres médias. Publié le 30 mai à 17:55.

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