Le Bureau central anticorruption et la Garde frontière ont interpellé 11 personnes le 29 septembre 2026, deux d'entre elles étant inculpées de direction d'un groupe criminel organisé.
Les enquêteurs ont établi que le groupe a généré plus de 22,5 millions de zlotys en régularisant le séjour d'au moins 200 étrangers, et 850 000 zlotys avec de faux diplômes.
L'homme politique Mateusz Piskorski, actuellement jugé pour espionnage, figure parmi les 11 suspects interpellés lors de l'opération.
Le 29 septembre 2026, des agents du Bureau central anticorruption (CBA) et de la Garde frontière ont interpellé 11 personnes sur instruction de l'antenne silésienne du Parquet national. Les procureurs ont annoncé les charges le 1er octobre 2026 dans une ramification de l'enquête plus large Collegium Humanum. Deux suspects ont été inculpés pour avoir fondé et dirigé un groupe criminel organisé, les neuf autres pour participation à ce groupe. Cinq suspects ont été remis en liberté sous mesures préventives, notamment des cautions de 10 000 à 30 000 zlotys, une surveillance policière, des interdictions de sortie du territoire avec confiscation du passeport et des interdictions de siéger dans des commissions d'examen. Les procureurs ont saisi le tribunal de demandes de détention provisoire pour les six autres suspects.
La procureure Katarzyna Calów-Jaszewska a décrit le rôle des personnes interpellées.
« Parmi les suspects figurent des personnes liées à des universités privées, dont deux dirigeaient une antenne étrangère de l'ancienne université Collegium Humanum. La procureure a présenté à deux suspects des charges de fondation et de direction d'un groupe criminel organisé, les autres étant inculpés de participation à un groupe criminel organisé. »
Les enquêteurs ont établi que le groupe criminel a opéré entre le début de 2017 et au moins le 24 septembre 2026. Le réseau produisait de faux parcours universitaires et de faux diplômes de licence et de master en échange de pots-de-vin, sans exiger des bénéficiaires qu'ils assistent aux cours, passent des examens ou remettent des mémoires. Les suspects ont obtenu plus de 850 000 zlotys de gains illicites rien qu'avec les faux diplômes. Les établissements délivraient aussi de faux certificats de statut d'étudiant et d'emploi servant à faciliter la régularisation du séjour d'étrangers. Les enquêteurs ont établi que cette activité de régularisation a généré plus de 22,5 millions de zlotys d'avantages illicites, impliquant au moins 200 étrangers originaires notamment de Russie, de Biélorussie, d'Ukraine, de Géorgie, d'Inde et de Chine. Les suspects font également l'objet de chefs de blanchiment d'argent pour avoir transféré les produits illicites sur les comptes d'entités qu'ils contrôlaient.
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Parmi les 11 personnes interpellées figure Mateusz Piskorski, un homme politique de Szczecin. M. Piskorski a été député et porte-parole de Samoobrona avant de fonder en 2015 le parti pro-russe Zmiana. Il a été arrêté en mai 2016 pour espionnage au profit des services russes et chinois, puis libéré sous caution de 200 000 zlotys en mai 2019, son procès étant toujours en cours devant le tribunal de district de Varsovie. M. Piskorski collabore actuellement avec le député Grzegorz Braun, qui lui a proposé en janvier 2026 la tête de liste de la Confédération de la Couronne polonaise pour les élections législatives de 2027.
L'affaire s'inscrit dans une vaste enquête sur le Collegium Humanum, un établissement fondé à Varsovie en 2018. Sur l'ensemble de l'enquête, les procureurs ont retenu 881 chefs d'accusation contre 97 suspects, 13 personnes ayant été placées en détention provisoire et des avoirs supérieurs à 176 millions de zlotys et 600 000 euros saisis. Dans le volet consacré aux faux MBA, licences et masters, 83 suspects font face à 475 chefs d'accusation. L'ancien recteur Paweł Cz. est accusé d'avoir accepté des pots-de-vin répétés pour délivrer des titres falsifiés, aux côtés de personnels universitaires et de fonctionnaires. Une semaine plus tôt, le tribunal de district de Varsovie a prononcé les premières condamnations de l'affaire, infligeant à six anciens recteurs et vice-recteurs d'universités privées des peines d'un an de prison avec sursis et des amendes.
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Des procureurs polonais ont inculpé 11 personnes, dont l'homme politique Mateusz Piskorski, dans une ramification de l'enquête Collegium Humanum portant sur de faux diplômes et des permis de séjour pour étrangers.
Texte IA fondé sur les articles de TVP Info, rmf24.pl, Głos Szczeciński et d’autres médias. Publié .