Le juge Dariusz Łubowski a renvoyé l'audience de Varsovie au 3 décembre 2026 après que le procureur Piotr Żak a invoqué l'absence de preuve qu'un prévenu avait reçu sa convocation.
RMF FM rapportait que le procès avait commencé avec 29 prévenus, tandis que TVP Info et Polsat News indiquaient qu'il avait été reporté, avec 23 personnes attendues.
L'acte d'accusation concerne 29 personnes et 67 infractions, principalement de corruption, ainsi que de faux documents d'études, d'escroquerie et de blanchiment d'argent, et a été transmis au tribunal à l'automne 2025.
Sept des 29 accusés ont accepté la peine volontaire et six ont été condamnés dans des affaires distinctes, tandis qu'un prévenu a refusé cette voie.
Le parquet affirme que Jacek Sutryk a versé un pot-de-vin de 75 000 zlotys via un emploi fictif et a perçu 496 373 zlotys en jetons de présence, des charges qu'il ne reconnaît pas.
Le procès de l'affaire Collegium Humanum devait s'ouvrir devant un tribunal de Varsovie le jeudi 15 octobre 2026, mais le juge l'a renvoyé au 3 décembre. Le procureur Piotr Żak a demandé ce report faute de preuve qu'un prévenu avait été destinataire de sa convocation, et le juge Dariusz Łubowski y a accédé. Un journaliste de Polsat News a indiqué que ce prévenu devait encore se voir notifier formellement l'acte d'accusation, et qu'un démarrage en décembre pourrait encore être contrarié par d'autres obstacles. Le tribunal a également rejeté une demande du parquet visant à renvoyer le dossier aux procureurs.
Les premières informations divergeaient sur le point de savoir si le procès avait commencé. RMF FM indiquait qu'il s'était ouvert au tribunal d'arrondissement de Varsovie avec 29 prévenus, tandis que TVP Info et Polsat News rapportaient qu'il n'avait pas débuté. TVP Info précisait que sept des 29 accusés avaient accepté la peine volontaire, que six avaient été condamnés dans des procédures distinctes et qu'un prévenu s'était retiré de cette voie, laissant 23 personnes pour l'audience.
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L'acte d'accusation, transmis au tribunal par la division silésienne du parquet national à l'automne 2025, recense 67 infractions sur 623 pages. La plupart sont liées à la corruption, aux côtés de faux documents d'études, d'escroquerie et de blanchiment d'argent. Les enquêteurs affirment que l'université a délivré de faux certificats de MBA, de licence et de master. Le parquet allègue que l'ancien recteur a accepté à de nombreuses reprises des avantages financiers et personnels en échange de documents attestant des faits inexacts, avec l'aide de membres du personnel et de personnes occupant des fonctions publiques. Radio Wrocław rapporte que le CBA et le parquet national ont saisi des avoirs de suspects d'une valeur de plus de 176 millions de zlotys.
Selon Radio Wrocław, un executive MBA permettait à son titulaire de siéger aux conseils de surveillance d'entreprises publiques et municipales sans examen d'État, et une formation standard coûtait environ 10 000 zlotys par personne. Le commandement général des sapeurs-pompiers aurait dépensé 800 000 zlotys pour de telles formations. Parmi les 29 prévenus figurent l'ancien député européen Karol Karski, ancien eurodéputé de longue date de PiS, l'ancien ambassadeur en France Jan Rościszewski, démis de ses fonctions fin 2025 après une intervention du CBA, et l'homme d'affaires Marian Dymalski, que les enquêteurs présentent comme l'un des principaux recruteurs. Trois anciens officiers des sapeurs-pompiers sont également poursuivis, dont un ancien commandant en chef qui a occupé le poste de 2019 à 2024.
Le maire de Wrocław, Jacek Sutryk, a été interpellé à son domicile le 14 novembre 2024 et mis en examen le jour même par le parquet de Katowice. Une caution de 200 000 zlotys a été fixée, assortie d'une surveillance policière et d'une interdiction de contact avec les autres participants, et il a repris le travail à l'hôtel de ville le lendemain. L'acte d'accusation publié le 27 novembre 2025 retient quatre infractions : un pot-de-vin de 75 000 zlotys versé à l'ancien recteur via un emploi fictif au Wrocławski Park Technologiczny, et trois chefs d'escroquerie liés aux conseils de surveillance de trois entreprises municipales. Le parquet affirme qu'il a utilisé un executive MBA falsifié pour satisfaire aux exigences formelles, ce qui lui a rapporté 496 373 zlotys en jetons de présence.
Sutryk ne reconnaît pas sa culpabilité et a déclaré à RMF FM qu'il se considérait comme la partie lésée. Il a affirmé que le parquet avait sa propre thèse et que ce seraient les tribunaux, et non les politiques ou les journalistes, qui apprécieraient les preuves.
« Je me sens davantage comme une victime ici. »
Collegium Humanum a été fondée à Varsovie en 2018 comme université privée et proposait des MBA et d'autres formations post-universitaires, avec des antennes dans plusieurs villes polonaises, dont Wrocław, et en Ouzbékistan. Radio Wrocław indique que le nom a disparu en 2024, et que Newsweek a publié les premières enquêtes en 2022. Le CBA a interpellé l'ancien recteur en 2024, et un tribunal a nommé un administrateur judiciaire pour l'université.
L'affaire a été transférée de Katowice à Varsovie après une décision de la cour d'appel de Katowice en janvier. Les juges y ont fait valoir que 32 des 76 témoins à entendre résident à Varsovie et seulement quelques-uns en Silésie. La prochaine audience est fixée au 3 décembre 2026.
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Le procès de l'affaire des diplômes Collegium Humanum, qui compte parmi les prévenus le maire de Wrocław Jacek Sutryk, a été renvoyé à Varsovie faute de preuve qu'un prévenu avait reçu sa convocation. Les premières informations de RMF FM annonçaient que l'audience avait commencé.
Texte IA fondé sur les articles de TVP Info, polsatnews.pl, rmf24.pl et d’autres médias. Publié .