Les avocats de Sarkozy ont qualifié les accusations de financement libyen de « roman grotesque » et ont demandé la relaxe au dernier jour du procès en appel.
Le parquet général a requis sept ans de prison contre Sarkozy, la peine la plus lourde parmi les dix prévenus, pour corruption et financement illégal de campagne.
Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison en septembre 2025 et a passé 20 jours à la prison de la Santé, une première pour un ancien président français.
Le président de la cour d'appel Olivier Géron a annoncé que le jugement serait rendu le 30 novembre 2026.
Le procès en appel de l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour le présumé financement libyen de sa campagne victorieuse de 2007 a achevé ses audiences mercredi 27 mai 2026. La journée a été consacrée aux plaidoiries des quatre avocats de la défense de Sarkozy, qui ont commencé par dénoncer le dossier de l'accusation comme un « roman grotesque » et des « accusations sauvages ».
« Depuis treize ans, ils cherchent, fouillent, perquisitionnent en France, en Suisse, en Libye, au Liban, placent des gens en garde à vue, essayant de donner corps aux accusations sauvages d'un financement libyen de la campagne de 2007, et tentant d'impliquer Nicolas Sarkozy dans ce roman grotesque. »
La défense a soutenu qu'après plus d'une décennie d'investigations, il n'y avait « pas l'ombre d'une tentative de prouver quoi que ce soit » dans les réquisitions du parquet. Les avocats de Sarkozy demandent une relaxe complète pour l'ancien chef d'État de 71 ans.
Le parquet général a décrit Sarkozy comme l'« instigateur » d'un pacte de corruption avec le régime du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, qualifiant cette affaire d'une « gravité au plus haut niveau que la République puisse connaître ». L'accusation a requis une peine de sept ans de prison contre Sarkozy pour association de malfaiteurs, corruption et financement illégal de campagne électorale à l'aide de fonds publics libyens détournés.
Il s'agit de la peine la plus lourde requise parmi les dix prévenus de ce dossier. L'ancien secrétaire général Claude Guéant, 81 ans, encourt une peine de six ans requise par le parquet. Le président de la cour d'appel, Olivier Géron, doit donner à Sarkozy une dernière chance de s'exprimer avant que la cour ne se retire pour délibérer.
L'affaire a été déclenchée en 2011 par des accusations non étayées du fils de Kadhafi, Saïf al-Islam, suivies de révélations publiées par le site d'investigation Mediapart en 2012. Tout au long de la procédure, Sarkozy a constamment nié toute infraction, qualifiant les accusations de « fable », de « calomnie » et de « manipulation ».
« Pas un centime d'argent libyen n'est arrivé dans ma campagne. »
Sarkozy a maintenu n'avoir jamais envisagé, et encore moins préparé, un tel montage financier. La thèse de l'accusation avance que ce financement aurait eu diverses contreparties, notamment un réexamen de la situation pénale du numéro deux du régime, Abdallah Senoussi, condamné à la perpétuité en France pour avoir ordonné l'attentat du vol UTA DC-10 en 1989, qui a fait 170 morts dont 54 Français.
En première instance, Sarkozy a été condamné le 25 septembre 2025 à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs. Il a passé 20 jours à la prison de la Santé à Paris — une incarcération sans précédent pour un ancien président de la République française. Depuis l'ouverture du procès en appel le 16 mars 2026, Sarkozy a adopté une attitude plus réservée dans la forme, mais sa position sur le fond des accusations est restée inchangée.
À la veille du dernier jour, l'avocat de l'ancien directeur de cabinet de Sarkozy a lancé une attaque cinglante contre le caractère de l'ex-président, mettant en lumière les tensions apparues entre les prévenus au cours des près de dix semaines d'audience en appel. Le verdict de la cour doit être rendu le 30 novembre 2026.
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Les avocats de Nicolas Sarkozy ont violemment attaqué l'accusation mercredi à Paris, alors que le procès en appel sur le présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 touchait à sa fin.
Texte IA fondé sur les articles de L'Opinion, LesEchos.fr, Le Monde.fr et d’autres médias. Publié .