En bref
La police antiterroriste a inculpé le 2 octobre 2026 Joshua Kerry, 28 ans, pour préparation d'actes terroristes entre le 31 mai 2024 et le 8 juillet 2026 visant Nigel Farage.
Joshua Kerry avait été arrêté le 11 juillet 2026 pour le meurtre de l'ancienne élue Ann Widdecombe, 78 ans, frappée 21 fois avec un marteau à son domicile du Devon le 9 juillet.
Les unités antiterroristes britanniques ont rouvert une enquête classée sur un engin incendiaire déposé dans la boîte aux lettres de Nigel Farage, dans le sud de Londres.
Joshua Kerry doit comparaître devant un tribunal londonien le mercredi 7 octobre 2026, tandis que la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood a promis de nouvelles mesures de sécurité pour les responsables politiques.

- 11 juil.Joshua Kerry arrêté par la police à Rotherham
- 2 oct.La police inculpe Joshua Kerry pour préparation d'actes terroristes
- 7 oct.Joshua Kerry doit comparaître devant un tribunal londonien
Des poursuites pour terrorisme
La police antiterroriste britannique a inculpé le 2 octobre 2026 Joshua Kerry, 28 ans, d'un chef de préparation d'actes terroristes, pour des projets visant le chef de Reform UK, Nigel Farage. Les faits reprochés s'étendraient sur une période allant du 31 mai 2024 au 8 juillet 2026. Frank Ferguson, responsable de la division antiterroriste du Crown Prosecution Service, a confirmé que les procureurs avaient décidé de poursuivre après un examen détaillé des éléments réunis par la police. Kerry, qui réside à Rotherham, dans le South Yorkshire, reste en détention et doit comparaître devant un tribunal londonien le mercredi 7 octobre 2026.
Le meurtre d'Ann Widdecombe
Kerry avait déjà été inculpé en juillet 2026 pour le meurtre de l'ancienne ministre conservatrice et porte-parole de Reform UK Ann Widdecombe. L'élue de 78 ans avait été retrouvée morte le 9 juillet 2026 à son domicile de Haytor, un village situé dans le parc national du Dartmoor, dans le Devon. Selon les procureurs, Ann Widdecombe a été frappée 21 fois à la tête avec un marteau avant que l'auteur des faits ne quitte les lieux avec son sac à main. La police a arrêté Kerry le 11 juillet 2026, deux jours après la découverte du corps, à Rotherham, à environ 480 kilomètres du Devon. Si la police locale avait d'abord écarté la piste politique, les unités antiterroristes ont ensuite pris la direction de l'enquête après avoir qualifié les faits d'attaque ciblée.
Ann Widdecombe a été députée conservatrice entre 1987 et 2010 et a occupé des fonctions ministérielles durant sa carrière parlementaire. Elle a rejoint le Brexit Party de Nigel Farage en 2019 et a siégé au Parlement européen jusqu'à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne en 2020, devenant ensuite porte-parole de Reform UK.
Enquête sur les menaces contre Farage
En août 2026, les services antiterroristes britanniques ont rouvert une enquête sur un incident survenu au domicile de Nigel Farage, dans le sud de Londres, qui avait été classée après une première enquête d'un an. La police a relancé les investigations après la découverte d'une piste qui n'avait pas été explorée auparavant. Nigel Farage avait déclaré au Daily Telegraph en avril qu'un engin incendiaire allumé avait été introduit par la fente de sa boîte aux lettres au début de l'année précédente, alors qu'il était absent, qualifiant les faits de tentative d'incendie criminel. La commissaire adjointe Vicki Evans, coordinatrice nationale de la police antiterroriste, a indiqué que les poursuites pour terrorisme faisaient suite à un important travail de police scientifique.
« Nous menons depuis un certain temps une enquête extrêmement intensive et complexe. »
Mesures de sécurité pour les responsables publics
Les poursuites contre Joshua Kerry ont suscité des discussions officielles sur la sécurité des responsables politiques au Royaume-Uni. La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a contacté Nigel Farage pour lui apporter son soutien et s'est exprimée publiquement sur les réseaux sociaux.
« Une attaque contre un responsable politique est une attaque contre nous tous. »
Shabana Mahmood a déclaré que cette affaire soulevait de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité des personnes engagées dans la vie publique. La ministre de l'Intérieur a annoncé qu'elle présenterait des propositions concrètes pour renforcer la protection des élus après la reprise des travaux parlementaires.