Piotr Pytel a quitté la prison de Rzeszów lundi après que le ministre de la Justice Waldemar Żurek a ordonné une suspension de sa peine à perpétuité.
Żurek a initié une procédure de grâce en avril 2026 ; la suspension de peine est temporaire et ne garantit pas une grâce.
Tomasz W. a admis en 2010 avoir tué seul Ecaterina I., mais les tribunaux allemands ont refusé de rouvrir le dossier de Pytel.
Le porte-parole du président a déclaré que le chef de l'État examinera le dossier dès réception des documents ; les demandes de grâce précédentes ont été rejetées par Andrzej Duda.
Żurek a souligné les 21 ans déjà purgés et la différence des règles de libération conditionnelle : 15 ans en Allemagne contre 30 en Pologne.
Piotr Pytel a quitté la prison de Rzeszów lundi après-midi après que le ministre de la Justice Waldemar Żurek a ordonné une suspension temporaire de sa peine à perpétuité. Âgé de 56 ans, il avait passé plus de 21 ans derrière les barreaux pour un meurtre qu'il affirme ne pas avoir commis. Il a été informé de sa libération seulement une demi-heure avant de sortir. « Je n'arrive toujours pas à y croire », a-t-il déclaré aux journalistes le lendemain, décrivant le monde extérieur comme « un monde différent » après 22 ans.
« Je suis encore sous le choc, submergé par la réalité, les changements. 22 ans, c'est un vrai bond. C'est un gouffre entre ce dont je me souviens de cette ville et ce qu'elle est aujourd'hui. C'est un monde différent. »
L'affaire remonte à mars 2004, lorsque Ecaterina I. a été tuée lors d'un vol à Munich. Pytel et Tomasz W., surnommé « Lis », avaient planifié le vol ensemble, mais Pytel a maintenu qu'il avait attendu à un arrêt de bus à 400 mètres de là et n'était jamais entré dans l'appartement de la victime. Les procureurs allemands se sont appuyés sur les données de localisation du téléphone et le témoignage d'un codétenu. En avril 2006, un tribunal de Munich a condamné Pytel à la réclusion à perpétuité. Il a été transféré en Pologne en 2009 pour purger sa peine.
Une avancée est survenue en 2010 lorsque les autorités polonaises ont arrêté Tomasz W. dans une affaire distincte. Il a avoué le meurtre, déclarant avoir agi seul. Il a été extradé vers l'Allemagne, condamné et a purgé une peine de neuf ans et trois mois. Malgré cela, les tribunaux allemands ont refusé à plusieurs reprises de rouvrir le dossier de Pytel. Trois demandes de grâce ont été rejetées par l'ancien président Andrzej Duda.
« Toutes les cartes sont sur la table du président et il doit prendre la décision. »
En avril 2026, le ministre de la Justice Żurek a initié une nouvelle procédure de grâce d'office. Lundi, il a annoncé la suspension de la peine, invoquant des motifs humanitaires et la disparité entre le droit allemand et polonais : en Allemagne, l'éligibilité à la libération conditionnelle intervient après 15 ans, tandis qu'en Pologne, elle est de 30 ans. Pytel a déjà purgé plus de 21 ans.
« La suspension de l'exécution de la peine ne signifie pas un acquittement ni ne préjuge d'une grâce. La décision finale sur le droit de grâce appartient au président de la République de Pologne. »
Le porte-parole présidentiel Rafał Leśkiewicz a qualifié la décision du ministre de « première décision du ministre de la Justice qui mérite d'être louée » et a déclaré que le président Karol Nawrocki examinera le dossier dès réception des documents.
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Piotr Pytel, condamné en Allemagne pour un meurtre qu'il affirme ne pas avoir commis, a quitté la prison de Rzeszów lundi après que le ministre de la Justice Waldemar Żurek a ordonné une suspension de sa peine à perpétuité. La décision intervient alors qu'une nouvelle procédure de grâce est en cours, le dernier mot revenant au président Karol Nawrocki.
Texte IA fondé sur les articles de TVN24, Do Rzeczy, Super Express et d’autres médias. Publié .