En bref
RWE abandonnera les baux au large de New York, de la Californie et de la Louisiane en échange de 1,22 milliard $, après avoir déjà investi plus d'un milliard $ dans les projets.
RWE dépensera 900 millions $ pour une participation de 16 % dans un projet de GNL en Louisiane et 300 millions $ pour des turbines destinées à 15 centrales de pointe au gaz naturel à travers les États-Unis.
L'accord avec RWE est le cinquième de l'année ; les accords précédents avec TotalEnergies, Ocean Winds, Invenergy et Duke Energy totalisent environ 2,7 milliards $ et annulent neuf baux fédéraux.
Le sénateur Sheldon Whitehouse a déclaré que les rachats s'apparentent à des pots-de-vin versés aux entreprises pour abandonner l'énergie propre, tandis que plusieurs États, dont la Californie, prévoient de porter plainte.
Les baux annulés auraient pu fournir environ 7 gigawatts d'électricité, soit suffisamment pour plus de 5 millions de foyers ; les projets en étaient à un stade précoce et n'auraient pas été mis en service avant les années 2030.
- 2022RWE paie 1,1 milliard $ pour le bail éolien offshore de New York lors d'une enchère de l'ère Biden
- mars 2026Le DOI conclut un accord avec TotalEnergies pour annuler les projets éoliens offshore américains du groupe français
- juillet 2026Le bail éolien offshore de Duke Energy dans la baie de Carolina Long est résilié dans le cadre de l'accord de l'administration
- 6 aoûtRWE annonce un accord de 1,22 milliard $ et se retire de tous les baux éoliens offshore américains
RWE quitte l'éolien offshore américain
Le groupe énergétique allemand RWE a conclu un accord de 1,22 milliard $ avec l'administration Trump pour annuler ses trois baux éoliens offshore dans les eaux américaines au large de New York, de la Californie et de la Louisiane. L'entreprise basée à Essen, l'un des principaux développeurs d'éolien offshore au monde, a déclaré avoir déjà investi plus d'un milliard $ dans ces projets, qui en étaient à un stade très précoce et n'auraient pas été mis en service avant les années 2030. Les baux auraient pu fournir environ 7 gigawatts d'électricité, soit suffisamment pour plus de 5 millions de foyers. RWE ne détient désormais plus aucun bail éolien offshore américain.
RWE a payé 1,1 milliard $ pour son bail de New York lors d'une enchère tenue en 2022 par l'administration Biden, les deux autres baux ayant coûté au total 163 millions $.
« Après mûre réflexion, il a été déterminé que ces projets aux États-Unis n'ont aucune perspective réaliste d'obtenir des permis dans un avenir prévisible. »
Réinvestissement dans le gaz
RWE prévoit de rediriger le montant de l'accord vers des projets fossiles. L'entreprise dépensera 900 millions $ pour acquérir une participation de 16 % dans un projet de GNL en Louisiane et a signé une commande de 300 millions $ pour des turbines destinées à son portefeuille de 15 centrales de pointe au gaz naturel à travers les États-Unis. Reuters a noté que la société n'a pas divulgué le propriétaire du projet de GNL ni le fabricant des turbines, bien que l'australien Woodside Energy Group développe un terminal de GNL en Louisiane. Parallèlement, RWE a déclaré prévoir d'investir environ 17 milliards € aux États-Unis au cours des six prochaines années pour accroître sa capacité de production.
- Participation dans le GNL de Louisiane (16 %)
- 900 m$
- Commande de turbines à gaz naturel
- 300 m$
Données tirées du texte de l’article
Campagne plus large de l'administration
L'accord avec RWE est le cinquième que l'administration a conclu cette année dans le cadre de ses efforts pour stopper le développement de l'éolien offshore américain. Sans compter l'accord avec RWE, l'administration a conclu des accords d'environ 2,7 milliards $ avec TotalEnergies, Ocean Winds, Invenergy et Duke Energy, annulant neuf baux fédéraux. The Independent a rapporté que le total dépensé pour des accords similaires s'élève désormais à environ 3,9 milliards $. En mars 2026, le DOI a conclu un accord avec TotalEnergies, mettant fin aux projets d'éolien offshore américain du groupe français ; TotalEnergies a accepté d'investir plutôt dans une usine de GNL au Texas et dans du pétrole conventionnel dans le golfe du Mexique.
Le président Donald Trump a attaqué à plusieurs reprises l'énergie éolienne, qualifiant les turbines de « grandes et vilaines éoliennes » et décrivant les politiques d'énergies vertes comme une « arnaque écologique ». L'administration a adopté la stratégie de rachat de baux après que les tribunaux fédéraux ont contrecarré les premières tentatives visant à stopper l'éolien offshore par voie exécutive.
Réactions politiques
Le secrétaire à l'Intérieur Doug Burgum a déclaré que les Américains « méritent un système énergétique fondé sur le bon sens, pas dépendant de subventions coûteuses ou de technologies qui ne peuvent pas répondre à la demande actuelle de notre pays ». Il a salué l'accord de RWE et son investissement volontaire dans des projets qui renforcent la sécurité énergétique des États-Unis. Un porte-parole du ministère a ajouté que l'énergie éolienne offshore reste fortement dépendante de chaînes d'approvisionnement étrangères.
Le sénateur Sheldon Whitehouse, démocrate de Rhode Island, a critiqué les rachats, affirmant qu'ils s'apparentent à des pots-de-vin versés aux entreprises pour abandonner l'énergie propre qui peut remplacer des centrales fossiles plus coûteuses.
« Ils créent cette énorme pompe à argent, tirant des milliards de dollars des poches des consommateurs. »
Plusieurs États américains poursuivent en justice l'administration en raison de la perte d'énergie éolienne offshore, et la Californie entend déposer une plainte. Un groupe de 50 organisations environnementales américaines a écrit à l'administration en mai, bien que l'article ait été interrompu avant de détailler leur message.