Le Congrès s'apprête à voter le rejet du compte général de l'État pour 2024, obligeant la Cour des comptes à examiner les prorogations budgétaires répétées et l'utilisation de 2,4 milliards d'euros de fonds européens pour les retraites.
Le juge Ismael Moreno enquête sur un contrat pétrolier vénézuélien de 15 millions d'euros et des présumées livraisons d'espèces à Ferraz après que l'intermédiaire Víctor de Aldama a soumis des documents de PDVSA.
La deuxième vice-présidente du gouvernement, Yolanda Díaz, a averti que Sumar quittera le gouvernement si les enquêtes judiciaires pour corruption s'étendent formellement au PSOE en tant que personne morale.
Un sondage NC Report pour La Razón a montré le PSOE tombant sous les 25 % des voix et 100 sièges, tandis que l'opposition combinée du Parti populaire et de Vox dépassait les 50 %.
Le Congrès espagnol s'apprête à rejeter le compte général de l'État (Cuenta General del Estado) pour 2024, ce qui serait le premier rejet de ce type depuis la transition démocratique espagnole. Le Premier ministre Pedro Sánchez gouverne sans avoir adopté de nouveaux budgets nationaux, recourant plutôt à des prorogations, des décrets d'urgence et des modifications budgétaires. L'administration a notamment redirigé près de 2,4 milliards d'euros de fonds européens non utilisés pour couvrir les obligations de retraite publique. Si le plénum parlementaire confirme le rejet, la Cour des comptes (Tribunal de Cuentas) examinera les conséquences institutionnelles et financières d'une gestion sans comptes publics actualisés. L'impasse reflète la fragilité du soutien parlementaire de Sánchez, la coalition au pouvoir ne disposant pas d'une majorité de travail garantie.
Parallèlement, l'Audience nationale intensifie ses investigations sur un présumé financement irrégulier au sein du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) au pouvoir. Le juge Ismael Moreno supervise une procédure judiciaire secrète examinant des versements en espèces non déclarés effectués à des responsables et au personnel du parti au siège de Ferraz. L'homme d'affaires et intermédiaire Víctor de Aldama a témoigné que l'ancien ministre José Luis Ábalos et l'ancien secrétaire à l'Organisation du parti Santos Cerdán lui avaient ordonné d'obtenir des fonds pour le parti. Aldama a affirmé avoir remis des avances en espèces provenant de l'entreprise pétrolière d'État vénézuélienne, PDVSA, et avoir soumis une enveloppe timbrée de PDVSA contenant des documents qui, selon lui, prouvent un financement illicite du parti. Les magistrats examinent également un contrat de commercialisation de pétrole brut vénézuélien de 15 millions d'euros présumé fictif.
Les enquêtes judiciaires touchent des figures de haut rang au sein de l'appareil socialiste et du cercle familial du Premier ministre. Ábalos est actuellement en détention provisoire, tandis que Cerdán a été incarcéré à titre provisoire en septembre 2025 suite à des allégations de trucage de marchés publics. De plus, deux anciens dirigeants de Plus Ultra doivent témoigner devant le tribunal concernant le rôle présumé de l'ancien Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero dans l'obtention du sauvetage public de la compagnie aérienne en échange d'une commission illégale de 1 %. Les magistrats judiciaires continuent d'examiner des allégations distinctes impliquant l'épouse et le frère du Premier ministre, ainsi que de vastes enquêtes sur la fraude fiscale des hydrocarbures et les opérations du parti.
« Un acte d'accusation n'est pas une condamnation. »
Sánchez a abordé l'élargissement de l'exposition judiciaire lors d'une interview sur Cadena SER avec le journaliste Aimar Bretos, refusant d'exclure une éventuelle mise en examen du PSOE en tant que personne morale. Le Premier ministre a défendu les membres du parti sous enquête tout en maintenant que le parti socialiste n'a jamais eu recours à un financement irrégulier.
« C'est pourquoi je défends leur innocence et leur intégrité. »
La perspective d'accusations contre la personne morale présente des risques graves pour le gouvernement de coalition. La deuxième vice-présidente du gouvernement, Yolanda Díaz, du partenaire minoritaire de la coalition Sumar, a averti que des preuves de financement illégal atteignant le PSOE en tant qu'organisation déclencheraient le départ immédiat de Sumar du cabinet.
« Cela a une limite, c'est son extension au PSOE. »
Les difficultés législatives et judiciaires croissantes coïncident avec des projections électorales défavorables pour le parti au pouvoir. Un récent sondage NC Report pour La Razón a montré le PSOE tombant sous les 25 % de soutien électoral et sous les 100 sièges parlementaires, reflétant une perte de deux millions d'électeurs et de près de sept points de pourcentage depuis 2023. Le soutien combiné au Parti populaire d'opposition et à Vox a dépassé les 50 % dans l'enquête. Parallèlement, l'exécutif fait face à une situation migratoire en cours à Ceuta qui a débuté en août 2026. Le 22 septembre 2026, le Tribunal constitutionnel commencera ses délibérations concernant les demandes d'amnistie pour les figures indépendantistes catalanes.
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Le Parlement espagnol s'apprête à rejeter les comptes de l'État pour 2024 tandis que l'Audience nationale enquête sur un présumé financement illégal du parti impliquant des contrats pétroliers vénézuéliens et des versements en espèces.
Texte IA fondé sur les articles de La Razón, EL MUNDO et 20 minutos. Publié .