En bref
La ligne 1733 a connu des attentes allant jusqu'à 25 minutes, tandis que le numéro d'urgence 112 a atteint 10 minutes, provoquant des retards dangereux dans les soins.
Vandenbroucke souhaite acheminer automatiquement les appels au 1733 vers les services de garde des médecins généralistes aux heures de pointe, l'État prenant en charge les surcoûts.
Les options incluent l'intégration du triage dans les postes de garde des généralistes, l'utilisation de centres de soins, ou la création d'un nouveau centre d'urgence au sein du ministère de la Santé. Les discussions avec les généralistes sont prévues pour l'automne.
Bernard Quintin a déclaré que le découplage du 1733 et du 112 était nécessaire, après que des années de soutien en personnel de la part de la Santé publique n'ont pas résolu les problèmes.
- 26 juinLa canicule submerge les lignes d'urgence ; les temps d'attente atteignent 25 minutes pour le 1733.
- 5 juil.Vandenbroucke annonce son projet de reprendre le 1733 au ministère de l'Intérieur.
- Automne 2026Discussions avec le secteur des généralistes sur les options de réforme structurelle.
Surcharge due à la canicule
Lors de la récente canicule, les centres d'appels d'urgence belges ont été submergés. Les temps d'attente ont atteint 10 minutes pour le numéro d'urgence vital 112 et jusqu'à 25 minutes pour le 1733, la ligne dédiée aux services de garde des médecins généralistes. Cette affluence a eu de graves conséquences, selon un communiqué de presse conjoint des organisations de soins primaires.
« Les patients ne parvenaient parfois tout simplement pas à joindre le numéro 1733. Les situations mettant en jeu le pronostic vital n'étaient pas suivies à temps, les services d'urgence étaient submergés, les patients devenaient agressifs, et il y a eu des situations indignes où il a fallu des heures pour confirmer le décès d'un proche. »
- 112 (urgence vitale)
- 10 minutes
- 1733 (garde des généralistes)
- 25 minutes
Données tirées du texte de l’article
Solution temporaire
Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) examine une mesure à court terme : le renvoi automatique des appels au 1733 vers les postes de garde des médecins généralistes aux heures de pointe. Les appelants composeraient toujours le même numéro mais seraient connectés directement au service de garde. L'État prendrait en charge les éventuels surcoûts de cet arrangement temporaire.
Réforme structurelle
Au-delà de la solution immédiate, Vandenbroucke travaille à une réforme permanente. Il souhaite transférer la fonction de triage du 1733 du ministère de l'Intérieur à la Santé publique. Plusieurs options sont sur la table : intégrer le triage téléphonique dans les postes de garde des médecins généralistes, utiliser des centres de soins, ou créer un centre d'urgence distinct au sein du ministère de la Santé. Elles seront discutées avec le secteur des généralistes cet automne.
« Il n'est pas acceptable que les médecins généralistes deviennent les victimes d'un 1733 qui fonctionne mal. »
Contexte politique
Vandenbroucke a déclaré avoir déjà évoqué la possibilité d'un transfert avec le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin (MR) à la fin de l'année 2025. La Santé publique avait débloqué 6,6 millions d'euros pour soutenir le personnel des centres d'urgence, mais les améliorations ne se sont pas concrétisées. Quintin a salué cette initiative.
« Enfin. Le découplage du 112 était nécessaire. »