Quelques dizaines de manifestants masqués se sont affrontés avec la police près de Bruxelles-Central et de la Gare du Midi, où les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des charges à la matraque ; les affrontements ont duré près de trois heures en après-midi.
La police a fait état d'environ 30 arrestations judiciaires et de 80 détentions administratives, tandis que Deutsche Welle rapportait plus de 100 personnes détenues au total.
Les autorités locales ont estimé à 30 000 le nombre de participants à la marche, tandis que le syndicat FGTB avançait le chiffre de 50 000.
Le gouvernement du Premier ministre Bart De Wever cherche à obtenir environ 10 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour les comptes fédéraux, et la marche de vendredi était la quatrième manifestation nationale de 2026 après celle de mai.

Le vendredi 9 octobre 2026, des syndicalistes et des centaines d'étudiants ont défilé dans Bruxelles dans le cadre d'une grève nationale contre les coupes budgétaires prévues par le gouvernement. Quelques dizaines de manifestants masqués, souvent jeunes et vêtus de noir, ont lancé des pierres, des pétards et d'autres objets sur les policiers près de Bruxelles-Central et de la Gare du Midi, selon des témoins cités par Reuters et l'AP. Les forces de l'ordre ont riposté avec des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des charges à la matraque, tandis que les pompiers éteignaient plusieurs incendies, notamment sur des bus et sur un amas de vélos urbains et de trottinettes électriques en libre-service. En après-midi, l'ANSA rapportait que les affrontements près de la Gare du Midi avaient duré près de trois heures. La circulation et les transports publics ont été perturbés dans toute la ville, et la grève a également touché le trafic aérien, les écoles et les structures d'accueil de la petite enfance.
La marche syndicale elle-même s'est déroulée pacifiquement, et la police a indiqué que les personnes à l'origine des troubles à l'ordre public n'étaient pas liées au rassemblement. Les responsables syndicaux ont affirmé que les émeutiers n'avaient rien à voir avec leur manifestation. Les estimations de participation varient selon les sources : les autorités locales avancent le chiffre de 30 000 participants, tandis que la FGTB, syndicat socialiste, avance celui de 50 000. L'AP a décrit des dizaines de milliers de personnes rassemblées contre la hausse du coût de la vie et les mesures d'austérité budgétaire, certains manifestants portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « J'ai séché les cours pour défendre la classe » et « L'éducation est un droit, pas un privilège ». Le mouvement belge s'inscrit dans une vague de protestations à travers l'Europe, avec des étudiants descendus dans la rue en France et en Italie sur le financement de l'éducation et des dizaines de milliers de personnes rassemblées en Espagne sur la crise du logement.
Données tirées du texte de l’article
Les chiffres provisoires de la police font état d'environ 30 arrestations judiciaires et de 80 détentions administratives, Deutsche Welle rapportant plus de 100 personnes détenues au total. Les détentions administratives servent à contenir les troubles et peuvent durer jusqu'à 12 heures. La police a indiqué qu'un bus et trois véhicules appartenant à une société de location avaient été incendiés et que quatre autres bus avaient été endommagés, tandis que Deutsche Welle rapportait que quatre bus du réseau régional STIB avaient été vandalisés. Le ministre belge de l'Intérieur, Bernard Quintin, a écrit sur les réseaux sociaux que la réponse policière et pénale serait toujours à la hauteur des dégâts causés.
« L'État ne se laissera pas intimider. »
Données tirées du texte de l’article
Les protestations coïncident avec les négociations budgétaires menées par le Premier ministre Bart De Wever, dont le gouvernement cherche à obtenir environ 10 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour les comptes fédéraux. Ces discussions se tiennent dans le cadre d'un conclave budgétaire à huis clos entre les dirigeants de la coalition. Deutsche Welle a qualifié la marche de vendredi de quatrième manifestation nationale de l'année, après celle de mai. L'AP a rapporté qu'une semaine de tensions à Liège avait précédé les violences de Bruxelles, les autorités ayant interdit les rassemblements publics après des affrontements entre étudiants et policiers et des dégradations de commerces, qui ont entraîné plus de 200 arrestations et des dizaines de policiers blessés. L'AP a également noté que la Belgique est engluée dans la dette publique, comme ses voisines la France et l'Italie.
Marie Gobert, mère célibataire et travailleuse sociale venue de Namur avec l'une de ses filles, a déclaré à l'AP que les frais de scolarité avaient augmenté en même temps que les prix des transports publics et des billets de train.
« Je travaille, mais je n'arrive pas à joindre les deux bouts. »
Elle a dit n'avoir jamais été aussi anxieuse face aux mesures qui compliquent son quotidien, et a décrit une colère grandissante dans tout le pays.
« Le système éducatif est démantelé et quand les jeunes veulent s'exprimer, personne ne les écoute. »
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La police de Bruxelles a fait état d'environ 30 arrestations judiciaires et de 80 détentions administratives après que des manifestants masqués ont attaqué des policiers et incendié des bus lors d'une marche syndicale et étudiante contre les coupes budgétaires du gouvernement, le vendredi 9 octobre.
Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, ANSA.it, Reuters et d’autres médias. Modifié .