En bref
Xosé Manuel Beiras est mort jeudi à l'âge de 90 ans, et son hommage public a eu lieu vendredi à partir de midi au Museo do Pobo Galego de Saint-Jacques-de-Compostelle.
La famille a ouvert le musée à quiconque souhaitait lui dire adieu avant l'inhumation à Boisaca, des fleurs étant arrivées d'Anova, Más Madrid, Sumar, ERC et Bildu.
Le maire de Vigo, Abel Caballero, a demandé à la Xunta de rectifier sa position et de déclarer un jour de deuil pour Beiras, citant son rôle de professeur et d'économiste.

- JeudiXosé Manuel Beiras meurt à 90 ans
- Vendredi, midiLe Museo do Pobo Galego ouvre pour l'adieu public
- Vendredi, après l'adieuInhumation à Boisaca
Un adieu au Museo do Pobo Galego
Xosé Manuel Beiras, dirigeant nationaliste galicien, économiste et intellectuel, est mort jeudi à l'âge de 90 ans. Vendredi, son cercueil est arrivé au Museo do Pobo Galego de Saint-Jacques-de-Compostelle, où l'hommage public a ouvert à midi. Le cercueil était recouvert du drapeau galicien dessiné par Alfonso Daniel Rodríguez Castelao, et un chapeau marron y était posé à côté d'œillets rouges. Une couronne de roses blanches portait la devise « Bo e Xeneroso », tandis que des fleurs sont venues de sa propre organisation Anova, de Más Madrid et Sumar, ainsi que d'ERC et de Bildu. Le Parlement de Galice, où Beiras avait siégé comme député, a également envoyé un hommage floral. La famille a décidé de permettre à quiconque le souhaitait de lui dire adieu avant l'inhumation à Boisaca.
Hommages du Bloque et des socialistes
Ana Pontón, porte-parole nationale du BNG, a rendu hommage au musée et déclaré que Beiras avait été plus qu'un homme politique qui a façonné le nationalisme galicien. Elle l'a décrit comme une figure qui a marqué l'histoire de la Galice et de nombreuses générations, dont la sienne.
« Plus qu'un homme politique qui a marqué l'histoire du nationalisme galicien, l'histoire de la Galice et de nombreuses générations. »
Pontón a déclaré que son grand cœur et son humanité pouvaient aider à trouver un chemin à suivre en des temps de forte polarisation. Ana Miranda, eurodéputée du Bloque et amie proche, a indiqué que des messages de soutien étaient arrivés du Brésil, d'Argentine, du Front Polisario et de Palestine, ce qu'elle a attribué à sa dimension internationale. Elle a rappelé un voyage avec Beiras au Forum social mondial en Inde, où il s'était mis à pleurer en voyant des personnes manger dans les égouts.
« Il était toujours solidaire sur le plan internationaliste. »
José Ramón Gómez Besteiro, secrétaire général du PSdeG, a salué son engagement envers la Galice et déclaré qu'il garderait en mémoire la tristesse de la perte aux côtés des bons souvenirs. Emilio Pérez Touriño, ancien président socialiste de la Xunta, a qualifié sa contribution politique et éthique d'incontestable et l'a décrit comme la référence maximale du nationalisme galicien.
Abel Caballero demande un jour de deuil
Abel Caballero, maire de Vigo, a demandé à la Xunta de rectifier et de déclarer un jour de deuil pour Beiras. Caballero avait été le candidat du PSdeG aux élections régionales de 1997, le premier « sorpasso » au cours duquel Beiras avait dirigé le BNG. Il a déclaré que Beiras l'avait toujours soutenu, y compris lorsque Caballero était en exil à Cambridge et que Beiras l'avait aidé à obtenir une bourse qui avait rendu son doctorat possible. Il a également décrit Beiras comme un professeur qui a enseigné à toute une génération de responsables politiques galiciens la valeur de la Galice.
« Beiras était un homme exceptionnel et extraordinaire dans ce pays. »
Caballero a déclaré que la reconnaissance reçue par Beiras était presque unanime, sauf dans les milieux institutionnels, et que la Xunta devait rectifier sa position.
Réactions du gouvernement et du PP
José López Campos, conselleiro galicien de la Culture, de la Langue et de la Jeunesse, a assisté à la cérémonie au nom du gouvernement d'Alfonso Rueda, aux côtés du secrétaire général pour la langue, Valentín García, et de la secrétaire générale du PPdeG, Paula Prado. Il a décrit Beiras comme une référence dans la construction de la Galice contemporaine et déclaré qu'au-delà des différences idéologiques, les gens se souviennent de la personne.
« Il laisse une marque importante sur la Galice. »
Paula Prado a déclaré que Rueda et l'ensemble du PPdeG avaient exprimé leurs condoléances, et elle a défendu l'absence de message d'Alberto Núñez Feijóo. Interrogée sur ce silence, elle a répondu ainsi.
« Il y a énormément de références politiques et chaque jour nous publions des tweets sur beaucoup de choses. »
Prado a également contesté la demande des socialistes d'une minute de silence pour Maricarmen Abascal, une femme expulsée de son logement à Madrid et morte mercredi, au motif qu'elle n'avait aucun lien avec la Galice. Elle a déclaré qu'il la surprenait que personne n'ait demandé une minute de silence pour Beiras le même jour.