En bref
Zelensky et Trump se sont rencontrés à huis clos le 28 juillet 2026, l’Ukraine demandant une licence pour produire des missiles Patriot sur son sol.
Seulement 35 ont été interceptés, une forte augmentation par rapport aux 250 à 320 missiles de ce type documentés pour l’ensemble de 2024. L’ONU a qualifié juin de mois le plus meurtrier pour les civils depuis avril 2022.
La pénurie de munitions PAC-3 en Ukraine s’est aggravée après que les États-Unis ont ouvert leur conflit avec l’Iran en février 2026. Moscou devrait recevoir de nouveaux missiles balistiques nord-coréens en août.
Après la désastreuse réunion dans le Bureau ovale en février 2025, les relations se sont améliorées aux funérailles du pape François ; Trump a salué les frappes de drones ukrainiennes et voit désormais la guerre différemment, selon Zelensky.
Lors du sommet d’Ankara, Trump a déclaré que les États-Unis accorderaient la licence de production, mais a hésité à fournir des armes nécessaires aux opérations américaines contre l’Iran.
- Juin 2026L’ONU déclare le mois le plus meurtrier pour les civils depuis avril 2022
- 28 juil.Zelensky rencontre Trump et insiste pour obtenir une licence Patriot
- Août 2026La Russie devrait recevoir de nouveaux missiles balistiques nord-coréens
La réunion à la Maison-Blanche
Volodymyr Zelensky a eu un entretien privé d’environ une heure avec Donald Trump à la Maison-Blanche le 28 juillet 2026, avant que les deux dirigeants n’assistent aux funérailles du sénateur américain Lindsey Graham, un fervent partisan de l’Ukraine. Aucune déclaration à la presse n’a suivi, mais Zelensky a ensuite qualifié la séance de « bonne réunion ». Il a indiqué que la conversation avait porté sur l’obtention de l’approbation américaine pour que l’Ukraine fabrique des missiles Patriot sous licence, ainsi que sur la possibilité de relancer les pourparlers de paix.
« Le président et moi avons discuté des licences pour la production de missiles intercepteurs Patriot et de plusieurs autres idées qui pourraient aider. »
La réunion a eu lieu alors que les efforts diplomatiques américains pour mettre fin à la guerre sont au point mort, plus de quatre ans après l’invasion à grande échelle de la Russie.
Pénurie de missiles et recrudescence des attaques russes
L’Ukraine a fait de la lutte contre les missiles balistiques sa priorité absolue. Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a lancé 120 missiles balistiques et antinavires en juillet seulement, dont seulement 35 ont été interceptés. En comparaison, la Russie a tiré environ 250 à 320 missiles de ce type durant l’ensemble de l’année 2024. Les Nations unies ont décrit juin comme le mois le plus meurtrier pour les civils ukrainiens depuis avril 2022, alors que la Russie a multiplié les frappes avec des missiles extrêmement difficiles à abattre.
- Lancés
- 120
- Interceptés
- 35
Données tirées du texte de l’article
Seuls les systèmes Patriot peuvent intercepter ces missiles de manière fiable, mais l’Ukraine est confrontée à une grave pénurie d’intercepteurs PAC-3. Le déficit s’est aggravé après que les États-Unis ont ouvert leur guerre contre l’Iran en février 2026. Un haut responsable ukrainien a déclaré à des journalistes que Moscou prévoit d’intensifier encore les attaques, en déployant de nouveaux lanceurs près de la frontière ukrainienne et en attendant de nouvelles livraisons de missiles balistiques nord-coréens en août. Le responsable a indiqué que Kiev demande « assez pour intercepter ceux que Poutine lance en un mois », mais a prévenu que « beaucoup dépendra de l’humeur du président Trump ».
Réticence américaine et argument de la production nationale
Washington hésite à expédier des armes supplémentaires à l’Ukraine car nombre des mêmes systèmes sont nécessaires aux opérations américaines au Moyen-Orient. Après le sommet de l’OTAN à Ankara, Trump a déclaré qu’il accorderait à l’Ukraine une licence pour fabriquer des missiles Patriot, mais la mise en œuvre a pris du retard. Des analystes cités dans les rapports estiment qu’autoriser l’Ukraine à produire ses propres Patriots pourrait libérer des lignes de production américaines et aider à reconstituer les stocks américains. L’expérience de combat de l’Ukraine contre la puissance aérienne russe pourrait également fournir aux États-Unis un savoir-faire pour construire des systèmes d’interception moins chers et produits en masse, en complément des types existants coûteux.
La diplomatie personnelle de Zelensky
Zelensky est arrivé à Washington dans l’espoir de transformer une relation personnelle améliorée avec Trump en engagements militaires concrets. Des conseillers proches des deux dirigeants ont indiqué que la meilleure chance du président ukrainien était de rester simple et d’éviter la complexité. Dans un récent entretien au Financial Times, Zelensky a révélé que Trump avait salué les frappes de drones à longue portée de l’Ukraine contre les infrastructures énergétiques russes, et il sent que le dirigeant américain voit désormais la guerre différemment.
« Le président Trump veut être là où il y a du succès. Cela est lié à beaucoup de choses — pas seulement à sa personnalité, mais aussi aux prochaines élections, à son prestige et à sa conviction sur la manière dont cette guerre peut se terminer. »
La réunion a fait suite à une confrontation désastreuse dans le Bureau ovale en février 2025, après quoi les relations ont commencé à s’améliorer lors d’une brève rencontre aux funérailles du pape François en avril 2025. Après les entretiens à la Maison-Blanche, Zelensky devait se rendre au Capitole pour des réunions avec des sénateurs, tandis que Trump se préparait à recevoir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu plus tard dans la journée.